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 CHALAROSE du Frêne: PETIT POT POURRI DE L'HISTOIRE ...

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GRINDESEL
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MessageSujet: CHALAROSE du Frêne: PETIT POT POURRI DE L'HISTOIRE ...   Mer 20 Aoû - 9:39

CHALAROSE du Frêne :Appel à compétences et connaissances ...pour suggérer des opérations sylvicoles susceptibles de corriger , autant que faire se pourra, des dégâts qui s'annoncent considérables !

Reçu d’un technicien forestier de mes amis

bonjour,

j'ai pris connaissance de vos mels en rentrant de vacances.
Il était difficile pour les techniciens que nous sommes de vous mettre en garde contre la chalarose du frêne que nous ne connaissions pas
j'ai moi-même planté des frênes qui sont atteints...
personne ne peut prévoir l'évolution de cette maladie, il faut rester vigilants et garder espoir. Tous les frênes de France ne vont pas forcément périr.

Cordialement.

Réponse de GRINDESEL

Bonjour,

Je rentre moi-même de 8 jours de détente. Merci pour votre réponse qui, vous vous en doutez bien …ne me satisfait pas du tout.

Permettez, en toute amitié que je vous réponde sans entrer dans les détails puisque je l’ai déjà fait longuement dans un mail ayant fait l’objet du premier post que j’ai consacré au sujet CHALAROSE sur mon forum  

Je ne peux malheureusement répondre en deux mots … J’ai apprécié que cette fois ci vous ne me reprochiez pas ‘d’avoir été trop long dans mes interventions’…Ce qui m’autorise à penser que vos vacances vous ont réellement détendues et que vous aurez le temps de me lire …même à travers ces lignes?

Vous dites :
Il était difficile pour les techniciens que nous sommes de vous mettre en garde contre la chalarose du frêne que nous ne connaissions pas

Question :
Aveu difficile à admettre.. J’en déduis donc que vous ne devez pas lire les notes professionnelles  internes que vous recevez probablement (peut –être elles aussi trop longues ?)  qui n’avaient pas pu – je l’espère - ne pas signaler les attaques de la chalarose du frênes relevées dès 1990 en Pologne puis, très rapidement dans les pays limitrophes ?

Sinon cela rejoindrait mes craintes voir mes soupçons que les instances dirigeantes du CRPF mais surtout celles de DSF sont dirigés par des chercheurs passant leur temps à chercher et à se réunir dans leurs petits pré-carrés sans soucis d’informer les propriétaires forestiers qu’ils ont pourtant pour mission d’alerter du moindre risque, ne serait-ce qu’à titre PREVENTIF ?

Votre réponse me fait penser à l’attitude actuelle des autorités mondiales vis-à-vis de l’effrayant virus EBOLA comme à celle de l’ONF qui n’a su que conseiller aux Nordistes ayant constaté l’arrivée de la Chalarose dans le Nord de la France  …de se dépêcher d’exploiter donc de vendre les bois tout en faisant fi du risque de dissémination de la Chalarose dont ils étaient atteints !

Vous dites  
j'ai moi-même planté des frênes qui sont (eux même) atteints...

Question :
A quelle date les avez-vous planté ?!
Il me semble que vous m’aviez parlé de la Chalarose en 2009 ou 2010 lorsque vous m’aviez vivement conseillé de désinfecter mon sécateur lorsque nous avions visité la plantation et que je vous avais annoncé que je souhaitais m’occuper moi-même des tailles annuelles de formation des têtes – en premier ce qui est pratiquement fait – puis des futs.

Vous étiez inquiets d’une taille inexpérimentée pouvant s’avérer trop importante  …J’ai donc suivi votre conseil sans trop m’inquiéter des signes d’une maladie probablement déjà présente.

Elle avait pourtant franchie LA LIGNE MAGINOT il est vrai désormais peut être un peu délabrée …et probablement envahie par les frênes ??? Depuis 1940 et même 1990 !

J’avais simplement relevé et vous l’avoir signalé ‘la présence de minis champignons blancs aux collets de nombreux brins’…Vous m'aviez demandé 'de vous mailer des photos' ...

J’ai fait, depuis, de nombreuses photos montrant clairement les dégâts de la Chalarose. Je vous les passerais dès que l’un de mes enfants sera disponible pour m’aider à cet exploit dépassant mes compétences techniques.

Je ne peux croire que la DSF et les instances forestières Françaises responsables officielles, médiatiques ou sylvicoles concernées, ne disposaient pas de photos similaires en 2006/2007 provenant de confrères Européens ?

Je préfèrerai que l’on me dise franchement qu’un certain laxisme s’est introduit dans le système de veille sanitaire …ce qu’a bien voulu m’écrire un ami lui aussi très proche du problème. L’on sait depuis belle lurette que ‘trop d’information …tue l’information’ …et accentue les clivages entre hommes de terrain et scientifiques !

Vous dites
personne ne peut prévoir l'évolution de cette maladie, il faut rester vigilants et garder espoir. Tous les frênes de France ne vont pas forcément périr.

Question (s) :
Je ne vous ferai pas l’affront de vous répondre que s’il ne reste que des frênes de qualité BOIS ENERGIE mon fils ne pourra que s’en réjouir et vendre encore plus de chaudières à plaquettes ?

Il est vrai que les bois de sciages massifs n’ont plus guère d’avenir…bien que l'on puisse espérer que la mode reviendra peut-être aux nœuds que ne craignaient pas les anciens ?

Dans l’espoir de participer à une meilleure connaissance du sujet ‘CHALAROSE’  pourriez-vous m’aider sur les points suivants :

1/ En l’absence d’identification aucune parade n’étant clairement proposée …une interdiction de planter a-t-elle été proposée à ce jour ?

2 / Que s’est-il planté en nombre de brins de frênes entre 2007 – sinon 2009 parait-il date de découverte de la maladie en Alsace - et 2014 sinon ou puis-je trouver cette information ?

3 / Dates (voir copie(s) des premiers signalements en France de la maladie  que ce soit par la DSF ou autres canaux …

4 / Ou en sommes nous de sa progression ‘officielle’ en 2014 ?
Toutes autres informations seraient bienvenues…

J’ai en effet la ferme intention d’en savoir plus pour décider de l’avenir de ma plantation de frênes.

Pour moi ceux qui sont attaqués sont irrémédiablement perdus.

Cordialement.

Réponse d’un autre ami suite à envoi privé puis parution de mon premier article sur la CHALAROSE du FRENE

‘ On m’a transmis  votre mail   traitant de la Chalarose du frêne.  Bravo pour la documentation !

J’avoue que je n’ai pas grand-chose à redire et que les griefs dont vous faites état ne peuvent être que partagés.  

Oui, sans doute, aucun d’entre nous parmi les techniciens n’a pris conscience à temps de la gravité du danger, pas plus que l’administration  en charge de l’intérêt public.

Je dois bien reconnaître que votre mise en accusation est justifiée et met un peu mal à l’aise, montrant (s’il en était besoin)  comment la plupart du temps, le monde actuel nous entraîne à agir à court terme.

Personnellement je n’avais jamais été saisi du problème  de la Chalarose et  je n’en connaissais pas grand-chose, à l’exception de ce que j’en lisais sur des comptes rendus de visites épisodiques.

Je ne suis d’ailleurs toujours pas  un connaisseur car je pense n’avoir jamais réalisé personnellement  qu’une seule plantation de frêne  à  toute petite échelle  pendant ma vie professionnelle et n’avoir vu  passer que sporadiquement des  petits reboisements de quelques ares  à CFBL ?

Je  vais  me renseigner auprès des coopératives  du Groupe Coopération Forestière (GCF), sur la connaissance, l’étendue et la prise en compte du problème . Au vu des résultats nous  aviserons pour intervenir  auprès du DSF si ces mêmes coopératives ne l’avaient pas déjà fait.

Je suis évidemment preneur des réponses que vous auriez reçues de votre côté pour  faire avancer la résolution du problème.

Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai pas trop pris le temps de participer à votre blog,  pressé  par d’autres tâches … mais  il se pourrait bien que je m’en rapproche d’ici quelques mois quand j’aurais arrêté mon activité professionnelle.

Nous ne nous sommes pas vus à EUROFOREST, un peu pour les mêmes raisons ,  et bien que chacun d’entre nous soit passé sur le stand de l’autre. Pour ma part, c’était à l’heure du repas  le vendredi mais je n’ai pas dérangé l’équipe  de GF Service qui était en train de manger.

Sincères salutations’

REPONSE DE GRINDESEL

Bonjour,

- Très sincèrement MERCI pour votre réponse qui ne s’embarrasse pas de fausses excuses. J’espère pouvoir compter sur vous pour continuer d’échanger sur ce sujet plus que sérieux . Sinon devons nous nous aussi nous taire sur ce qui mine notre société : l’absence de décision ! ?

- J’ai passé une partie de ma journée à lire les principaux sites Internet concernant la DSF organisme, je l’ai ainsi découvert, créé en 1989.

Je les ai compilés dans une pièce jointe (à titre privé) …que je vous invite à lire attentivement si vous en avez le temps et le courage. Pour ma part je les ai lus attentivement.

(Cette pièce jointe vous est proposée sur le forum de GRINDESEL en mode simplifié – Deuxième message)

Je pense – et j’espère-  qu’ils vous apporteront moins d’information que cela ne fut le cas pour moi, confiant et naïf que j’étais dans ma conviction qu’étudier la santé de nos forêts ne pouvait être dissocié d’un devoir d’alerte en cas de besoin.

Si la CHALAROSE , découverte je le rappelle en 1990 , n’était pas l’une des occasions pour démontrer  l’efficacité du concept idéal ainsi mis au point je crains d’être en droit d’être très inquiet sur la qualité du binôme ‘homme de terrain/ scientifiques’ sensé être illustré par les remarquables études, écrits et certitudes compilés depuis sa création d’un tel si remarquable et impressionnant service !

Las ! Durant ses  25 ans d’existence la DSF ne s’est guère inquiétée de la CHALOROSE ! Il semble même qu’elle a totalement oublié de traiter le paragraphe ‘ PREVENTION ‘ alors que ses statuts d’origine en faisaient état.

Elle aurait même limité la diffusion  de L’INFORMATION aux différentes et (trop ?) nombreuses chapelles techniques et scientifiques qui sont venues l’épauler, au fil des années et lui faire perdre un temps certainement cher et précieux.

L’inévitable gourmandise pour les palabres institutionnels qui s’empare inexorablement, comme chacun le comprend aisément en lisant ce document, aggravé par l’inflation colossale des publications/ lettres/ communications et autres documents qu’un tel activisme sous entend, ne peut être lues qu’en diagonale par les hommes de terrain, catégorie subalterne de toute façon ne semblant jamais être sollicitée pour donner leurs avis en cas de graves décisions…

Pour ce qui est des consommateurs desdites finalités d’un tel service il semble qu’ils aient le tord de ne pas se manifester. J’ai cru le lire entre les lignes !

Le rôle des hommes de terrain, si j’ai bien compris certains techniciens du CRPF, est d’exécuter. Les multiples directions concernées délèguent, traduisent …et décident ! En l’occurrence en oubliant toutes le seul maillon justifiant leurs respectables et respectées existences professionnelles !

Etonnons- nous ! C’est au moins ce qu’il nous reste face à un tel gâchis de compétences qui, prises individuellement méritent toutes leurs salaires. Etonnons nous du fameux burn-out ‘à la mode’…  

Pour ma part je crois avoir compris ce qui est arrivé à mes frênes : Ils n’ont pas eu de pot de planter leurs racines à une époque ou l’inflation de la recherche idéale se traduit par des informations qui ne satisfont que ceux qui les pondent !

J’ai ainsi appris que la plate forme 'YOUSCRIBE ‘ 2 067 628 publications numériques’ sont proposées à ses lecteurs !

Bonne lecture …et rendez vous cordial lorsque notre terre sera purgé des FRENES…et probablement de beaucoup de choses !

GRINDESEL le 19 Août 2014

REPONSE de mon second correspondant …le premier semblant souhaiter faire valoir son ‘devoir de réserve’…

Bonjour
- Comme promis, je suis en train de me renseigner de mon côté.
En écho, à votre  question de fond , je suis évidemment d’accord pour dire que décidemment, non, même au risque de passer pour un « empêcheur de tourner en rond » il vaut mieux   appuyer là ou ça fait mal plutôt que de se fondre dans l’anonymat de ceux qui subissent.

- Comme j’ai toujours assumé mes prises de position et que par ailleurs, même dans l’exercice de mon métier, mes employeurs ont toujours eu l’intelligence de me laisser exprimer mes positions en décalage, je n’ai aucune  réserve à formuler sur la reprise de mes propos.

GRINDESEL décide de mailer à chacun d’eux le dossier qu'il a intitulé DSF : DIRECTION SANITAIRE DES FORETS FRANCAISES

Bonjour,

Toutes mes excuses pour la pièce jointe envoyée hier soir sans l’avoir mise en forme…Je me suis fait devoir de réaliser cette intéressante correction … dans le calme de la nuit…

Me reste à connaître l’ampleur des plantations de frênes réalisées depuis 2007 …Avez-vous des possibilités ou pistes de recherches à me fournir sur ce point ?

Bienvenu à tous ceux qui voudront bien collaborer à la recherche de la vérité et des responsabilités dans cette catastrophe sanitaire avérée…

GRINDESEL le 20 Août 2014


REPONSE RECUE : Plus de 1 millions de plants de frênes ont été vendus entre 2007 et 2013 !



Dernière édition par GRINDESEL le Sam 31 Jan - 19:01, édité 2 fois
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MessageSujet: CHALAROSE du FRENE Note de service ONF de JUIN 2010   Sam 25 Oct - 9:40



PRECISION DE GRINDESEL : Le document ci dessous ne préconise pas d'interdire la plantation de frênes !

Plus de 1 million de plants aurait été plantés depuis 2007. Le grand ROANNE envisageait d'en planter sur les berges du RHINS rivière traversant LE COTEAU 42 ...Suite à mon intervention indirecte via le CRPF cette étonnante idée a été abandonnée...

NOTE DE SERVICE ONF du 19 juillet 2010

Objet: Dépérissement du frêne lié à Chalara fraxinea - Gestion de la situation sanitaire et mesures de prévention de la propagation.
Réf.: Note de service NDS 08-G-1505 relative à la surveillance de la santé des forêts françaises.

Mots clés : Surveillance-phytosanitaire, réseau-d'observation, santé-des-forêts.
Processus de rattachement: Assurer un support technique (TEC).
Autres processus concernés: Mettre en oeuvre les aménagements forestiers (SAM), Commercialiser les bois (BOl), Réaliser des travaux (TRA),
Commercialiser les prestations conventionnelles (DEV), Réaliser des études et prestations (ETU).

La note de service NDS-08-T-286 du 10 octobre 2008 avait pour objet d'informer l'ensemble des services ONF de l'arrivée d'un nouveau pathogène du frêne dans les forêts du nord-est, et des premières mesures de surveillance et de prévention à mettre en oeuvre en forêt publique dans l'attente d'une meilleure connaissance de l'ampleur et de l'évolution du phénomène.

La présente note de service a pour objet d'actualiser ces informations ainsi que les mesures de gestion et de prévention associées, à la suite de la réunion de concertation organisée par le département de la santé des forêts (DSF) au Ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche le 22 juin 2010 avec des représentants de l'ONF et de la forêt privée.

La note de service NDS-08-T-286 est abrogée.
1. La situation en France et l'état des lieux des connaissances en juin 2010
Une maladie du frêne, se traduisant pas des flétrissement et dessèchements de jeunes tiges et de rameaux, signalée en Pologne à la fin des années 1990, a progressé rapidement à travers l'Europe et a été détectée pour la première fois en France en Haute-Saône en mai 2008.

L'agent responsable de cette maladie a été identifié comme une nouvelle espèce de champignon Chalara fraxinea. Il s'agit d'une espèce voisine mais distincte de l'espèce Hymenoscyphus albidus largement répandue en Europe et non pathogène, saprophyte dans la litière sur les pétioles de frêne.

La mise au point dès septembre 2008, par le Laboratoire national de la protection des végétaux (station de mycologie de Nancy), d'une méthode rapide d'identification de ce champignon a permis au DSF de confirmer rapidement les diagnostics et de mettre en place un dispositif de surveillance efficace.

En 2008 et début 2009, les signalements des correspondants-observateurs (CO) ont été recueillis à l'avancement sous forme de fiches veille sanitaire. Une prospection a été organisée par quadrat de 16 km sur 16 km à compter du printemps 2009. Elle a permis d'établir la carte de l'aire de présence de la maladie régulièrement mise à jour.

A ce jour sa présence a été confirmée dans les départements suivants :
- Franche-Comté: Haute-Saône, Doubs, Jura et Territoire de Belfort
- Lorraine: Vosges, Meurthe-et-Moselle, Moselle
- Alsace: Bas-Rhin, Haut-Rhin
- Bourgogne: Côte d'Or, Saône et Loire
- Champagne-Ardenne: Haute Marne, Marne
ainsi que de façon très isolée dans une forêt (privée) du Pas-de-Calais

Les premières mortalités d'arbres adultes sont signalées dans les peuplements où Chalara fraxinea a été détecté au printemps 2008, avec intervention de scolytes (Leperestnus fraxini et Hylesinus crenatus) qui sont en mesure de précipiter la mortalité d'arbres déjà affaiblis.

Des nécroses ont par ailleurs été observées au collet d'arbres adultes ou sub- adultes, sur lesquelles la présence de Cha/ara fraxinea a été confirmée. Le processus de formation n'est pas encore élucidé, mais ce nouveau symptôme est particulièrement inquiétant car :

- il a été aussi observé sur des arbres qui ne présentent pas de symptôme au niveau du houppier,
- les nécroses se développent très profondément et encerclent le collet,
- les risques de casse de l'arbre sont importants, avec donc des risques en forêt pour les professionnels et les usagers, et des risques importants aussi dans le cas d'alignements,
- ces nécroses sont souvent dissimulées sous de la mousse, donc difficiles à détecter.
Le MAAP a signé en début 2009 une convention d'étude avec l'INRA Nancy pour préciser la biologie et l'épidémiologie de cette maladie.

2. Gestion de cette situation sanitaire en forêt domaniale
2.1 Récolte et commercialisation des frênes atteints par la maladie ./ Dans les départements touchés des DT Franche-Comté. Lorraine. Alsace et Bourgogne
Champagne Ardenne
fi est nécessaire de récolter les individus atteints qui ont un intérêt économique, sans toutefois récolter prématurément les arbres sains ou encore modérément atteints, de façon à :
ne pas amoindrir les possibilités d'identifier àl'avenir des individus résistants ;
éviter d'engorger le marché avec des coupes de précaution qui auront un effet négatif sur le cours des bois.

Par conséquent:
• Dans les coupes prévues à l'état d'assiette en application des aménagements. les frênes qui ont atteint le diamètre d'exploitabilité sont récoltés, ainsi que les tiges qui ont un intérêt économique évident et qui présentent:

o un déficit foliaire ou une mortalité du houppier supérieure à 50 %,
o et/ou des nécroses au collet.

A l'issue de la désignation, il est reporté sur la fiche de désignation le pourcentage (en volume) de produits accidentels (code PAS) prélevé rapporté au volume total de la coupe (à dire d'expert) et le code essence concernée (ici frêne)"

• Mesure provisoire: dans l'attente de la prise en compte dans les outils (RECPREV et CBP puis Désignation) de ces nouvelles modalités de suivi des volumes de produits accidentels, les tiges atteintes seront identifiées Iors des désignations avec le code qualité arbre=«X»

2/5
• Dans les parcelles à peuplement dominant de frêne ou à gros bois dispersés de frêne, pour lesquels l'aménagement ne prévoit pas de coupe, il faut récolter également au titre des produits accidentels (type de coupe = PAS") les individus qui ont un intérêt économique et qui présentent:

o un déficit foliaire ou une mortalité du houppier supérieure à 50 %,
o et/ou des nécroses au collet.
• Une attention particulière sera portée aux zones fréquentées par le public, où on récoltera les tiges atteintes des arbres potentiellement dangereux en cas de chute ou de casse.

A noter que la qualité des grumes ne semble pas altérée du fait de Chalarafraxinea (hormis des cas de nécroses au collet signalées au paragraphe précédent).

La désignation des tiges à récolter doit être faite impérativement en feuille car l'état du houppier est très difficile à apprécier hors feuille. La sécheresse et la chaleur renforçant les symptômes, ces martelages sont à commencer dès le 15 août et peuvent être programmés jusqu'à fm septembre.

Une formation spécifique des équipes de martelage à la reconnaissance des symptômes peut être assurée par les correspondants-observateurs avec l'appui des pôles interrégionaux de la santé des forêts.

Les bois ainsi récoltés doivent êtrevendus de préférence façonnés.

Chalara fraxinea n'a pas été détecté dans le bois sain (aubier ou bois de coeur) mais seulement au niveau de nécroses et de pourritures. Il y a donc de fortes probabilités pour que le bois visiblement sain ne puisse pas être un vecteur de la maladie.

Il devrait donc être possible de transporter sans danger des grumes convenablement préparées et purgées des pourritures visibles.

En revanche, il est impossible de s'assurer de la même façon de l'innocuité de bois d'industrie: il convient dans la mesure du possible de privilégier les ventes par contrats passés avec des utilisateurs locaux, pour éviter le transport des bois de la zone contaminée vers la zone saine.

./ En dehors de la zone contaminée :Il n'y a pas de mesure particulière à prendre au niveau de la récolte et de la commercialisation, mais il est nécessaire de renforcer la vigilance lors des opérations de désignation ou de façonnage, et de signaler tout symptôme au CO le cas échéant.

2.2 Plantations

Le risque de diffusion de la maladie par des plants contaminés n'a pas été démontré mais il est très probable.

Aussi l'ONF a décidé de suspendre les plantations de frêne sur tout le territoire, jusqu' nouvel ordre.
(INFO NON DIFFUSEE en dehors du sérail - dixit GRINDESEL)

2.3 Interventions sylvicoles dans les jeunes peuplements
./ Dans la zone contaminée:
Tant que nous ne disposerons pas d'informations plus précises sur l'évolution spontanée de la maladie, et pour éviter que les outils et les équipes ne dispersent plus encore la contamination, il convient de limiter au maximum les interventions dans les semis et jeunes plantations :

• Mesure provisoire : dans l'attente de la prise en compte dans les outils (RECPREV et CBP puis Désignation) de ces nouvelles modalités de suivi des volumes de produits accidentels, les tiges atteintes seront identifiées Ion des désignations avec le code qualité arbre = <<<»

3/5
parcelles à objectif frêne :
o dégagements et nettoiements :
• dans les peuplements mélangés: au profit des essences d'accompagnement
• dans les peuplements purs: pas d'intervention ou dépressages : pas d',intervention parcelles où le frêne est envahissant alors qu'il n'est pas l'essence objectif: réaliser toutes les opérations prévues en faveur de l'essence objectif.
.,/ En dehors de la zone contaminée :
Il n'y a pas de mesure particulière à prendre au niveau des travaux, mais il est nécessaire de renforcer la vigilance lors des opérations, et de signaler tout symptôme au CO le cas échéant.

2.4 Surveillance
Tous les personnels de terrain sont invités à signaler à l'échelon du DSF le plus proche tout symptôme de dépérissement constaté:
dessèchement des pousses avec coloration anormale de l'écorce, et/ou présence de chancre sur les jeunes sujets;
déficit foliaire important dans le houppier et/ou nécrose au collet sur arbres adultes.

L'expertise technique dans le domaine phytosanitaire revient au DSF
. La participation de l'ONF repose pour partie sur la mission de CO exercée par les personnels disposant d'une lettre de mission spécifique pour cette mission.

Les observations pilotées techniquement par le DSF pour la surveillance du frêne seront imputées dans le volume temps prévu pour l'activité CO dans les lettres de mission.

Il est rappelé l'importance de la mission d'observation et de diffusion de l'information exercée par les correspondants-observateurs au sein des services ONF.

3. Gestion de cette situation sanitaire en forêt des collectivités
Conformément à la charte de la forêt communale (article 9) les problèmes phytosanitaires observés doivent être signalés par l'ONF à la commune dans le mois suivant leur constatation.

Dans le cas de dépérissement avéré, il sera recommandé aux communes de suivre l'ensemble des prescriptions ci-dessus,

La situation justifie que dans les programmes à proposer aux collectivités :
-Ies plantations de frêne soient exclues de nos propositions;


- les travaux de dégagements, dépressage, nettoiements à réaliser dans les jeunes peuplements à frêne de la zone contaminée soient proposés en suivant les principes exposés au § 2.3 ci-dessus ; avec une information donnée au propriétaire en accompagnement du programme d'actions.
A la demande de la commune propriétaire, l' ONF peut exercer par voie de convention une surveillance phytosanitaire renforcée impliquant la mise en oeuvre de moyens spécifiques ou d'opérations particulières.

4. Information et communication
Il est convenu avec le DSF que:
- Dans le cadre d'intervention des services de la protection des végétaux, le DSF informe les structures et collectivités, les plantations de frêne en ornement et en alignement étant encore importantes.


Pour réglementer le commerce de plants de frênes des zones contaminées vers les zones saines, et l'importation de plants de frêne, il a été demandé à la Commission européenne l'inclusion de Chalara fraxinea sur frênes à la liste annexée à la directive 93/49/CEE du 23 juin 1993 (établissant les fiches
(???!!!)

4/5
indiquant les conditions auxquelles les matériels de multiplication des plantes ornementales et les plantes ornementales doivent satisfaire, conformément à l'article 4 de la directive 91/682/CEE du Conseil).

- Le Centre National Professionnel de la Propriété Forestière assure la promotion de l'information et des mesures de prévention auprès des forestiers privés et des organismes en charge de la forêt privée.

(GRINDESEL : Ha bon !? Suivi ???)

- L'ONF s'assure que l'ensemble des personnels ONF du réseau «Arbre-consei1» ont pris connaissance de la présente note, de façon à pouvoir signaler tout foyer de dissémination repéré à l'occasion d'une expertise« hors forêt».

En dehors de l'information des communes, traitée au § 3 ci-dessus, l'ONF ne fait pas de communication volontaire sur le sujet à destination des médias. En cas de sollicitation, les responsables de communication pourront trouver des éléments de réponse dans la présente note.
Le Directeur technique et commercial bois, J

PS Sans commentaire ... (GRINDESEL)


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