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 La France ne récolte pas assez de bois ?! Faux et Vrai ...

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GRINDESEL
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MessageSujet: La France ne récolte pas assez de bois ?! Faux et Vrai ...    Lun 11 Mar - 20:55

Aménagement de charrières

 L'outil idéal pour le propriétaire ...

 Debusqueur

 Abatteuse

Ca n'est pourtant pas le matériel qui manque !

Réponse de GRINDESEL à l’article ci-dessous
 
Energie : la France ne récolte pas assez de bois pour ses projets de centrales à biomasse
LE MONDE | 11.02.2013 à 10h44 Par Hervé Kempf
L’accès à la totalité de l’article est protégé

 
1. Energie : la France ne récolte pas assez de bois pour ses projets de ...
www.lemonde.fr/.../2013/.../energie-la-france-ne-recolte-pas-assez-de-bois-pour-ses-projets-de-centrales-a-biomasse_1829909_3244.html
LE MONDE | 11.02.2013 à 10h44 Par Hervé Kempf ... Le projet, porté par la société Erscia, doit fournir des granulés de bois à une centrale électrique à ...
 
AVERTISSEMENT de GRINDESEL:

L’accès à la totalité de l’article étant protégé et répondre sur LE MONDE étant payant GRINDESEL laisse au lecteur le soin de se rendre de lui-même sur le site référencé ci-dessus. Il se borne à vous livrer son simple point de vue, en quelque sorte 'son droit de réponse'
 
Hervé Kempf
Depuis le 4 février, des écologistes s'opposent, dans la forêt de Tronçais, à Sardy-lès-Épiry (Nièvre), à un défrichement entrepris pour laisser place à une grande scierie industrielle.
 
Réponse de GRINDESEL
Dès le départ cet article ne peut que créer une confusion dans l’esprit des lecteurs non avertis.
En effet, une scierie est une entreprise dont l’objectif premier est de transformer des grumes de qualité en sciages …et non en bois énergie comme le laisse supposer le titre de cet article.
 
Hervé Kempf
Le projet, porté par la société Erscia, doit fournir des granulés de bois à une centrale électrique à biomasse en Belgique.
 
Réponse de GRINDESEL
Pour la bonne compréhension du dossier ERSCIA il faudrait préciser ce qui suit :
Les sous produits générés par toute scierie : écorces / sciures et chutes de bois représentent en gros, lors de sciages résineux ce qui est l’objectif d’ERSCIA, plus ou moins 50% du tonnage global entrant dans une scierie.

Le prévisionnel d’ERSCIA annonce 500 000 m3 annuel de grumes entrantes. Pour simplifier cela donnera un tonnage global d’environ 450 000 tonnes bruts donc 225 000 tonnes de sous produits.

Les écorces (10 % du tonnage brut) ne pouvant être transformées en granulés le solde des sous produits disponibles pour cette fabrication sera donc d’environ 200 000 tonnes.

Sur ces 200 000 tonnes directement générées par la récupération des sous produits sciures de la scierie, un petit tiers sera disponible de suite en sciure et le solde après grossier déchiquetage et transformation en sciure au cours d’une opération appelée affinage, gourmande en énergie …ce qui explique en partie le surcoût de la calorie de ce combustible bois moderne.

Les 40 à 50 000 tonnes d’écorces alimenteront la méga chaudière dite de cogénération (chauffage et production d’électricité). Ce tonnage ne sera pas suffisant pour alimenter cette chaudière.

ERSCIA achètera donc à l’extérieur des bois de qualités correspondantes. Ce seront, entre autres, des bois sains : Bois de récupération, taillis de feuillus et chutes forestières toutes essences y compris celles que l’on a pour habitude de laisser sur place pour améliorer les sols forestiers et réduire le risque d’érosion des sols …Certains craignent d’autres provenances …

Un très important tonnage du combustible de catégorie BOIS ENERGIE devant alimenter la méga chaufferie ERSCIA ne proviendra donc pas de sa méga scierie…

Une part pourrait être achetée ‘aux scieries alentours’…tout au moins tant qu’elles pourront résister au monopole en termes de gigantisme et démesure industriels auxquels elle prétend!

Le tonnage de granulés a été annoncé à 250 000 tonnes annuel. Pour les produire à partir d’une base sciures vertes le tonnage entrant devra être d’environ 450 000 tonnes. Il faut en effet disposer de près de deux tonnes de sciures vertes pour produire une tonne de granulés.  

Si l’on veut bien revenir sur le tonnage qui sera disponible en sciures vertes en sortie de scierie celui-ci sera de l’ordre de 200 000 tonnes…Il manquera donc 250 000 tonnes de sciures…toujours vertes pour produire les 250 000 tonnes de granulés SECS ! Vous suivez ?

Erscia n’a jamais précisé le tonnage global de bois de qualité BOIS ENERGIE qui lui manquera en auto production :

1/ Pour alimenter sa méga chaufferie car 50 000 tonnes d’écorces n’y suffiront pas.

2/ Pour fournir 250 000 tonnes de granulés SECS à ELECTRABEL en ne disposant que de 200 000 tonnes de sciures vertes ne pouvant produire que 100/120 000 tonnes de granulés.

Il ne s’agit pas d’un débat anodin ! Cette question est posée depuis 6 à 7 ans…et n'a jamais reçue une réponse claire.
 
Hervé Kempf
Selon les opposants, soutenus par la fédération d'associations France Nature Environnement, le projet est démesuré et pompera tout le bois disponible des régions alentour,
 
Réponse de GRINDESEL
Toute la filière bois exprime plus ou moins le même avis mais n’utilise pas les médias pour le faire savoir ! Elle devrait ? Elle ne dispose pour cela ni des mêmes moyens financiers ni tout simplement du temps disponible. Les entreprises concernées par ce dossier ne font parties que d'une très petite minorité de la filière et ne sont pas, loin de la, des multi nationales.  

L’ensemble des professionnels de la scierie est interpellé. Chacun d’eux sait très bien ce que l’expression ‘les arbres ne montent pas jusqu’au ciel’ veut dire! Cette conviction et cette position n’est pas très compréhensible par le commun des mortels…Ainsi vont les pros ! Ces gens là croient au BON SENS et sont encore convaincus qu'il nous gouverne encore ...
 
Hervé Kempf
… empêchant des usages locaux pour des chaufferies communales et ruinant des petites scieries.

Réponse de GRINDESEL
Ces deux points sont, à juste titre et au niveau national, très inquiétant. L’usage local et régional du BOIS ENERGIE dans des unités raisonnables se conçoit fort bien compte tenu que ce combustible ne peut supporter un coût élevé de transport.

Quant à la ruine d’une multitude de scieries (pas spécialement petites) le cycle est déjà très fortement engagé.

Il faut reconnaître que certains n’ont pas mis beaucoup de passion pour l’éviter. La plupart qui se sont ou vont s'arrêter se trouvent confrontés à des problèmes classiques de succession. Leurs enfants ont fait des études et n'ont aucune envie de prendre la suite de parents ignorants les 35 h et souvent les 5 semaines de congés payés!

L’arrivée de Erscia pose clairement le choix du niveau d’industrialisation compatible avec l’idée que l’on veut projeter d’une société à échelle humaine …ou pas.

Il s’agit donc d’un sujet qui transcende la philosophie actuelle du tout tout de suite …pour seulement quelques uns !

Vaste débat qui s’accélère et laisse entrevoir d’intolérables situations de non retour sous prétexte de fumeuses théories du genre ‘défense de l’emplois’!
 
Hervé Kempf
Erscia est soutenue par les élus locaux, dont le député (PS) Christian Paul, qui a rencontré le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, à ce sujet, le 5 février. Pour eux, il s'agit de développer une énergie renouvelable tout en créant 120 emplois.
 
Réponse de GRINDESEL
Dans le petit monde l’on dit que ‘certaines personnes sont prêtes à bouffer leurs chapeaux pour faire passer leurs idéologies’.
 
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Réponse de GRINDESEL
Je suis d’accord pour cette offre …sous réserve que le Monde devienne un monde d’ouverture à toutes les idées et débats de bon sens, ou le politique AU SENS NOBLE redevienne un débat de société et non l’art de se faire valoir…
 
Hervé Kempf
La polémique est révélatrice de la difficulté de la filière bois-énergie à prendre son essor.
 
Réponse de GRINDESEL
Qui parle de polémique sinon celui dont le corporatisme l’aveugle ? La filière BOIS ENERGIE existe depuis la nuit des temps.


Le bois énergie BUCHE est toujours apprécié et pollue de moins en moins …s’il est consommé SEC. Il a donc encore un bel avenir pour ceux , entre autres raisons, qui ne craignent pas l’activité physique.

Le bois énergie PLAQUETTE – ou bois déchiqueté – n’est que du bois bûche transformé en copeaux ce qui a permis de moderniser, au moindre prix, un BOIS ENERGIE rétro en BOIS ENERGIE consommable en automatisme intégral au même titre que le gaz, le fuel ou l’électricité.

Tout simplement et avec l’odeur du bois et le bénéfice d’être renouvelable.

Le tout pour un coût deux à trois fois plus faible ce qui est incroyable et …curieusement méconnu!


Il convient particulièrement bien aux chauffages de vastes maisons individuelles comme à celui de petits et moyens bâtiments collectifs et administratifs et autres cas particuliers (ateliers, salles communales, églises et j’en passe)

Le bois énergie GRANULES – fait de sciures compactées récupérées lors de sciages de bois nobles ou à partir de billons de qualités inférieures – est lui aussi consommable en automatisme intégral au même titre que le gaz, le fuel ou l’électricité (ou la plaquette brute…confondue à tord avec le granulé) .

Malgré un  surcoût DEUX FOIS PLUS ELEVE engendré par sa fabrication industrielle, ce dernier combustible bois énergie arrivé sur le marché Français début 2000 bénéficie d’un phénomène de mode et de certains atouts le rendant bien adapté aux critères d’habitats en périphérie des grandes villes et dans l’habitat social.

En cas de besoin et de possibilités logistiques et suivant le type de chaudière retenue, ce combustible peut être avantageusement mélangé avec des plaquettesDans ce cas le consommateur doit s'équiper d'une chaudière à plaquettes car conçue en ce sens ce qui n'est pas le cas d'une chaudière 100% Granulés.
 
Hervé Kempf
Comme l'a constaté le Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux dans un rapport publié fin 2012, les appels d'offres pour la création de centrales à biomasse lancés par le Conseil de régulation de l'énergie n'ont été que très partiellement satisfaits : moins de 400 mégawatts électriques (MWe) installés début 2012 contre 750 MWe souhaités.
 
Réponse de GRINDESEL
Le BON SENS se réjouit de ce constat ! Les volumes unitaires consommés par chacun de ces projets peuvent faire craindre certains excès méritants un autre débat ! Le bois énergie devrait rester le choix du bon sens et de la gestion raisonnée de nos ressources.
 
Hervé Kempf
Pourtant, le bois est la première énergie renouvelable en France. "Le Grenelle de l'environnement prévoyait que les énergies nouvelles apporteraient 20 millions de tonnes équivalent pétrole supplémentaires en 2020, rappelle Damien Mathon, délégué général du Syndicat des énergies renouvelables. Le bois est censé en assurer 40 %."
 
Réponse de GRINDESEL
Nous ne sommes qu’en 2013 . Par contre il conviendrait de ne pas gaspiller une ressource naturelle qui, bien que renouvelable et bénéficiant, en France, d’un climat et de conditions forestières favorables ne doivent pas pour autant inciter nos technocrates à préconiser n’importe quoi sous prétexte de démonstrations technologiques cogitées et financés par des mégalos.

Il est clair que nous sommes techniquement en possibilité d’aller sur la Lune. Certains sont capables de signer le chèque correspondant …Doit on pour autant laisser croire qu’il suffit de se présenter comme partisan de la modernité pour ridiculiser celui qui doute  de sa faisabilité et se parer du SAVOIR ?

 Hervé Kempf
Le potentiel forestier est important et sous-exploité. La forêt couvre 28 % du territoire métropolitain et s'accroît de 75 000 hectares par an, selon l'Inventaire forestier national. Près de 60 % de l'accroissement naturel est prélevé chaque année.

"LA FORÊT N'EST PAS UN MARCHÉ" FINANCIER
Mais, pour accroître le prélèvement, il faut aller sur des terrains moins accessibles, créer de nouvelles pistes, mécaniser la coupe. Or, comme l'observe Christophe Chauvin, chercheur à l'Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture, "le bois est une ressource limitée déjà largement exploitée, donc soumise à une loi de rendements décroissants. Même s'il y a encore des marges de manœuvre, les coûts seront croissants à mesure qu'on s'approchera des limites du système".

De surcroît, la structure forestière ne facilite pas ce développement : le bois énergie, déjà important, provient surtout des déchets de scieries.

Il faudrait maintenant consacrer des superficies à l'usage spécialisé de fourniture de combustible, ce qui suppose une exploitation industrielle.

"Il reste un gisement important dans les forêts privées, qui représentent 75 % de la superficie forestière, analyse Sylvain Léonard, de l'Office national des forêts.

Mais elles appartiennent à 3,5 millions de propriétaires, souvent sur des surfaces très petites, alors qu'il faut 25 hectares pour commencer à gérer une forêt."
 
Réponse de GRINDESEL
Présentations globalement de qualité et auxquelles tout professionnel peut souscrire bien que l’essentiel du volume disponible en bois énergie ne provienne pas des ‘déchets de scieries’ !

L'essentiel provient de la forêt Française elle-même via les importants volumes disponibles en grumes de qualités inférieures et autres taillis, bois de haies et d’agréments etc !

La aussi c’est un autre débat qui n’a rien à voir ou si peu avec le projet Erscia.

Le problème n’est pas de savoir ce ‘que la forêt Française peut fournir’ c’est ‘quel volume peut elle exploiter et (Bien) vendre’ …qui seul pose problème !
 
Hervé Kempf
Autre obstacle, le caractère "pluri-usages" des forêts : celles-ci ne sont pas seulement une réserve de bois de chauffe, mais aussi de bois d'œuvre, un lieu de promenade et de chasse, une réserve de biodiversité.

Nombreux sont les forestiers qui s'opposent à une vision purement énergétique : "Une forêt tournée vers la production implique des coupes massives, un raccourcissement des cycles d'exploitation, des pistes forestières tous azimuts et, derrière ça, la plantation de résineux – un peu comme en Indonésie, où les palmiers à huile remplacent la forêt naturelle", estime Sébastien Hesse, du collectif SOS Forêt-CGT environnement.
 
Réponse de GRINDESEL
A part l’argument simpliste sur ‘les plantations de résineux’ .

Pourquoi ne pas s’opposer aux agriculteurs et à leurs énormes plantations de choux fleurs, carottes ou poireaux rasées chaque année et ne pas s’étonner qu’il existe tant de jardins ouvriers ?

Curieuse version d’une forêt d'où l’exploitant – et non l’exploiteur - devrait être banni. Pourquoi les villes n'ont elles pas été édifiées ...à la campagne ?
 
Hervé Kempf
Tout cela explique les difficultés à développer à grande échelle le bois énergie – à moins de recourir à du bois importé, comme le prévoit l'énergéticien E.ON pour la centrale de Gardanne (Bouches-du-Rhône).
 
Réponse de GRINDESEL
Un bis répétita ERSCIA ! On ne parle ‘que de difficultés à développer à grande échelle le bois énergie’ ! Qui sait parler des difficultés à le vendre et y gagner ‘sa vie’ ?
 
Hervé Kempf
Ou de compter sur le déclin de l'industrie papetière : "Les papeteries consomment beaucoup plus de bois que les centrales à biomasse", rappelle Sylvain Léonard.
 
Réponse de GRINDESEL
Exact ! C’est sur cette hypothèse que semblent travailler les tenants du développement industriel de la filière bois énergie et poussent la création de centrales de co génération toutes plus mégalos l’une que l’autre et une multitudes de projets sur les applications modernes de la chimie du bois … C’est à celui qui renchérira le plus !

Quant à s'inquiéter 'd'une perte d'emplois' c'est un autre faux débat qui devra bien un jour se nouer ... Un emploi = Un client en face le reste n'est que MALHEUREUSEMENT bavardages.

Hervé Kempf
Deux modèles semblent s'opposer : un modèle industriel avec des grandes unités produisant électricité et chaleur et s'appuyant sur de vastes plantations standardisées ; ou un modèle décentralisé, où les ressources seraient mises en œuvre par des petites unités, telles les chaufferies communales.
 
Réponse de GRINDESEL
Un raccourci surprenant ou la démesure n’inquiète curieusement plus personne ! Comme si toujours plus devenait ‘banalplus’ ! Un mot qui devrait rentrer dans notre dictionnaire ?

Il faudra bien, un jour, fixer des limites à la démesure industrielle ?!

Nos politiques, friands de légiférer sur tous sujets, seraient bien inspirés de nous pondre des lois et décrets pour que le RENOUVELABLE ne risque pas d’être, un jour prochain, un mot qui aura disparu de certains dictionnaires…
 
Hervé Kempf
Deux logiques qui ne peuvent avancer au même rythme : "La forêt n'est pas un marché, qui demande des réactions rapides au prix et à la demande, explique Christophe Chauvin. Elle demande une programmation et des investissements de long terme. C'est un autre rapport au temps."
 
Réponse de GRINDESEL

J’ajouterai ce qui suit à ce paragraphe plein de bon sens – Dieu merci il en existe encore :

Le patrimoine forestier Français est soit disant ‘énorme’ ! Il serait de bon sens de réaliser qu’il est constitué à plus de 60% par des feuillus, essences de moins en moins utilisées sur le plan mondial, (sauf en bois énergie) et seulement 40% par des résineux, essences dont le commerce – ET LE PRIX -  s’est mondialisée sans pour autant être très rémunérateur !

Les 8 millions d’euros de déficit en valeurs SCIAGES de notre balance commerciale – et non 6 milliards généralement annoncés, générés par l’ensemble des filières bois et non que la seule filière scierie– n’autorisent pas ERSCIA et son directeur à laisser croire à leurs lecteurs à ce point de détail et valoriser ainsi leur projet à des esprits se satisfaisant d’une belle présentation médiatique.

De plus, l'initiateur du projet, spécialiste de l’utilisation massive de bois d’importation du temps ou il était constructeur de maisons bois, ne peut passer impunément sous silence les raisons principales de ce déficit :

- Qualités exceptionnelles des bois n’étant pas uniquement liées au fait qu’en France ‘aucune entreprise n’était ou n’est encore capable d’en proposer à ce niveau ‘…mais au fait que les bois sur pieds sont, globalement, de qualités sensiblement inférieures.

Pour l’amélioration de cette qualité – c’est en cours – il y faudra deux à trois générations de forestiers et non se suffire à le dire et l'écrire ! Si les opposants leur en donne les possibilités…

- A qualités supérieurs et livraisons plus homogènes prix et conditions compétitives.
- Les réponses ci-dessus sont archi connues de tous les utilisateurs de bois ! Comment se fait il que l’on donne encore du crédit à l’idée qu’on ne sait pas vendre nos produits nationaux ?!

Nos industriels scieurs savent vendre les produits …qu’ils peuvent produire ! Pour les autres c’est la concurrence mondiale qui s’applique et c’est le consommateur qui décide.

Le producteur ne peut souvent faire autrement que s’adapter à ses caprices. C’est ainsi que les nœuds ont disparu dans les bois …ce qui a renchéri le prix des meubles et du parquet dit 'traditionnel'. Du coup les professions concernées voient leurs marchés s'effondrer!

La filière ‘scierie Française’ a relevé ce défi. De multiples signes en attestent. La création du site ERSCIA ne fera que dupliquer le savoir faire actuel de nombreuses entreprises Françaises. Les Belges n’ont rien inventé. Les technologies modernes s’achètent et se dupliquent dans le monde entier.

Erscia introduira plusieurs éléments perturbateurs dans une situation ou tous les paramètres professionnels sont à l’opposé de la vision monopolistique affichée par ERSCIA sous couvert d’une subtile injection d’arguments écologiques et économiques qui n’ont pas manqués d’être dénoncés par différents groupes. Trop d’excès engendrent parfois son effet contraire …

Quand il n’y aura plus ni artisans ni PME /PMI à échelle humaine dans ce monde dit moderne …nous aurons perdu notre âme!

Le Morvan , comme toute région Française se doit d’accueillir des entreprises. Encore faut il en mesurer le VRAI prix.
 
GRINDESEL le 25 02 2013 - grindesel.forumactif.fr : NOUVEAU SITE PERSONNEL

Dossier Revu et complété le 30 12 2014 et le 02 02 2015




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MessageSujet: Les arbres Allemand ne montent pas (non plus) jusqu'au ciel    Mar 12 Mar - 20:55

POUR INFO

Allemagne : dépôt de bilan d'une scierie 11 mars 2013 • Source: Fordaq

Berceau de l'industrie allemande du meuble, le sud de la Westphalie est une région boisée où les scieries sont légion. Sauf que la tempête Kyrill est passée par là, couchant les forêts en monoculture d'épicéa. Les prix ont d'abord chuté mais maintenant, la pénurie s'est installée comme dans les Vosges Françaises.

Mais il y a pire encore : les contrats d'approvisionnement déraisonnables que l'office régional Allemand avait passé avant cette tempête avec quelques grandes scieries et notamment Klausner, qui vient de gagner son procès en revendiquant des livraisons annuelles de grumes excédant désormais largement les capacités des forêts domaniales du Land.

Les grumes manquent, les prix flambent, sauf ceux des sciages : la PME Franz Müller de Finnentrop a bouclé deux exercices négatifs et engagé de bonne heures un programme d'assainissement qui s'est révélé insuffisant. Les banques ont perdu confiance devant la perspective d'une année 2013 à nouveau déficitaire.


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MessageSujet: POUR INFO - SOURCE FORDAQ MARS 2013   Mar 12 Mar - 20:59

Allemagne - d'énormes surcapacités de sciage
16/11/2012 - 09:54 PM

Il ne fait pas toujours bon être un leader mondial de la machine à bois. En effet, il semble que nos voisins d'Outre-Rhin se sont laissés aller à trop invetir ces dernières années dans l'augmentation des capacités de production, poussés par les fournisseurs de ligne de sciage, notamment de type canter.


Les achats étaient stimulés entre autres par l'abondance des chablis, mais maintenant, les scieries déchantent et peinent à faire tourner leurs machines à la hauteur de leurs capacités.

Le cas de Klenk, à la recherche d'un investisseur et n'excluant plus le cas de figure ultime d'un redressement, n'est pas isolé. Le groupe, qui compte parmi les premiers scieurs d'Allemagne et que le larguage de son usine alsacienne n'a pas pu redresser, n'est que la partie visible de l'iceberg : Klenk dispose de capacités de production qui cumulent 1,4 million de m3 mais n'en utilise que 800 000. S'ajoute le fait que des sciages bon marché arrivent en Allemagne, importés de Scandinavie, d'Autriche et même des USA. Les récoltes de bois sont au taquet, comme le montrent les derniers relevés statistiques, et il ne sera pas possible de sortir plus de bois de la forêt.

Que va-t-il se passer ? Certaines scieries allemandes mettent le clef sous la porte, comme la scierie Sturm de Herbrechtingen. Selon Wilhelm Schilling, cité par Südwest Presse, ce ne sera pas le dernier. Que les scieurs français désireux d'augmenter leurs capacités de production se le tiennent pour dit !


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MessageSujet: INFO ROMANDE.COM (Suisse)27 06 2011   Mar 12 Mar - 21:08

La plus grande scierie de Suisse rachetée par des Allemands ...puis ré installée aux USA ? !



La plus grande scierie de Suisse à Domat-Ems (GR) a été adjugée lundi à une société allemande. Klausner Holz Thüringen a acheté l'entreprise grisonne mise en faillite en décembre pour 20,05 millions de francs à l'issue d'une procédure d'enchères.

Le nouveau propriétaire va démonter la scierie dans les six mois à venir et la reconstruire sur un nouveau site. Les terrains de la scierie seront vendus au plus offrant d'ici le 22 septembre.


Cette acquisition est une surprise, la société allemande ne s'étant jamais manifestée publiquement. Les deux groupes autrichiens qui s'étaient fait connaître jusqu'ici, à savoir le viennois Gerald Schweighofer et le tyrolien Egger, offraient respectivement 17,13 millions et 17,18 millions de francs.

Le groupe Klausner Holz se présente comme l'un des principaux spécialistes du bois en Europe. Il fabrique principalement des produits destinés à l'industrie de la construction et de l'emballage et emploie 1200 personnes.

La plus grande scierie de Suisse à Domat-Ems a été mise en faillite en décembre après seulement trois ans d'activité. Son propriétaire, le groupe autrichien Mayr-Melnhof a déposé le bilan suite au refus du parlement grison de sauver le site avec de nouveaux investissements publics, laissant sur le carreau 130 employés.

Le canton avait à l'origine soutenu l'implantation de la scierie. Le directeur cantonal des constructions Mario Cavigelli, qui a tenu conférence de presse à l'issue de la négociation, n'a pas voulu articuler le montant des aides accordée à ce projet controversé.

Selon les chiffres articulés jusqu'ici, le canton se serait engagé à hauteur d'une vingtaine de millions de francs, sous forme d'une contribution de 7,5 millions aux investissements, de la garantie d'un prêt de 10 millions et d'allégements fiscaux durant dix ans.



(ats / 27.06.2011 22h06)


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MessageSujet: La France est en démocratie et non en autocratie.   Mar 12 Mar - 23:37

LES FORÊTS FRANCAISES, NOUVEL ELDORADO INDUSTRIEL ...

lesoufflecestmavie.unblog.fr/.../les-forets-francaises-nouvel-eldorado-industriel-nolwenn-weiler/ - En cache
26 sept. 2012 ... Des projets de scieries géantes et d'usines de cogénération sortent des ..... quoi parle-t-on au cours des mégas réunions autour de mégas ...
signé NOLWENN WEILER

Le débat ci dessous a lieu sur le forum du site noté ci-dessus.

le 27 janvier 2013 à 0 h 07 min BRIAND écrit:
Beaucoup d’informations très pertinentes sur la filière bois. Quelle que soit le domaine, le Morvan a besoin d’industrie et je trouve déplorable un tel acharnement local pour préserver le désert vert !

Tout est bon pour faire peur, à croire que LES ERSCIENS vont débarqué sur le village gaulois de SARDIX ! Que de temps perdu pour au nom (soit disant) de la défense des chauve-souris, qui hélas ne cotisent pas à la Sécu !

Réponse de GRINDESEL

Vous y habitez dans ce désert vert et vous aimeriez y trouver plus de clients ? Sur quels critères vous basez vous pour affirmer que ‘le Morvan a besoin d’industrie’? Cette partie de territoire Français n’a –t-elle pas survécu jusqu’à ce jour à l’industrialisation et qui s’en est plaint à part ceux qui ont perdu leur emploi suite à fermetures d’usines ? N’y a-t-il donc pas d’autres moyens à vos yeux de créations d’emplois à échelle humaine que d’offrir des emplois dans une méga usine …qui en détruira beaucoup plus à 600 km à la ronde?


BRIAND écrit
Tout est bon pour faire peur, à croire que LES ERSCIENS vont débarqué sur le village gaulois de SARDIX !

Réponse de GRINDESEL
Il n’est pas question de faire peur comme tente de faire certains écolos avec l’incinérateur …qui n’en ai pas vraiment un mais dont les filtres peuvent peut-être, à un moment ou un autre, filtrer plus ou moins !

Il ne s’agira pas d’une entreprise nationalisée… Vous voyez ce que je veux dire ‘à demi mot’ ?

Il s’agit d’un choix de société beaucoup plus important que celui de savoir qu’elle région de France va avoir la chance de créer 120 emplois en installant une méga scierie sans, soit disant , surexploiter la forêt régionale et qui, en ratissant les bois comme elle l’annonce (sans aucune garantie) sur 600 km de diamètre (du jamais vu en France!) va détruire, c’est certain, et accélérer une perte d’emplois considérable par arrêt de nombreuses entreprises confrontées à un violent et inévitable tsunami économique suite à cette création … si elle a lieu!

Le débat est beaucoup plus technique que ne le pensent les observateurs méconnaissant les problèmes spécifiques à cette filière ‘scierie’ qui n’entre que pour environ 8 millions d’Euros dans le déficit commercial de la France …et non 6 milliards comme l’annonce Mr P.JACOB et ses amis de diverses médias ...lui aussi 'pour faire peur'!

Tapez ‘mégas scieries en Allemagne sur le web : Vous serez surpris d’apprendre que certaines de ces entreprises ne savent pas mieux faire monter les arbres jusqu’au ciel…que certaines scieries ‘moyennes’ qui, soit disant, ne savent pas alimenter les marchés que vise ERSCIA !

Si cette méga entreprise voit le jour – près de 8/9 ans après son arrivée en Nièvre – le marché jugera dans les 3 ans. Croyez que, depuis, certaines entreprises Françaises ont suent se moderniser et apprendre à combattre les difficultés.

BRIAND écrit
Que de temps perdu pour au nom (soit disant) de la défense des chauve-souris, qui hélas ne cotisent pas à la Sécu !

Réponse de GRINDESEL
La France est en démocratie et non en autocratie.

GRINDESEL LE 12 03 2013 - Pour celui qui s'interresse à l'avenir de la filière scierie et aux forêts Françaises  je  l'invite à lire le dossier complet de GRINDESEL à la rubrique NEW de ce forum sous le titre 'ERSCIA:Ce projet de méga scierie ne sera pas inauguré'


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MessageSujet: DEBUT DE PENURIE DE BOIS D'OEUVRE EN EUROPE ?   Mar 19 Mar - 9:59

SOURCE SITE FORDAQ
Scierie 13 mars 2013 15:19

Les scieurs germaniques à la peine Tout dabord, ce sont les transformateurs suisses qui ont lancé un appel à leurs fournisseurs face au risque de rupture de la chaîne d'approvisionnement.


Un appel qui a été partiellement entendu à la faveur d'une amélioration saisonnière des conditions d'exploitation. A présent, ce sont les scieurs du Tyrol qui montent au créneau pour demander une mobilisation conséquente pour assurer la production des mois à venir. [plus...]

NOTES de GRINDESEL : Le volume disponible en BOIS ENERGIE est très largement supérieur à celui disponible en bois de sciages.

Allemagne / Belgique / Suisse / Autriche ... Tous des pays producteurs de sciages devenus ...importateurs de grumes !

La France sera-t-elle l'un des rares pays forestiers EUROPEEN à VOULOIR réguler sa consommation de SCIAGES en l'alignant sur ses POSSIBILITES de production ?

Pour l'instant l'Europe manque, à mon avis, plus de CLIENTS ...que de BOIS ! La preuve ? FORDAQ indique que les mégas scieries Allemandes produisent nettement moins depuis 2008 ... Par manque de bois alors qu'elles n'ont cessées de sur investir et de s'approvisionner en grumes dans tous leurs pays voisins ?!

GRINDESEL 18 03 2013 Dossier suivi le 02 02 2015


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MessageSujet: ROUMANIE • Les forêts grignotées par les Chinois   Mar 19 Mar - 11:04

ROUMANIE • Les forêts grignotées par les Chinois

Au contraire de ses voisins qui ont sévèrement limité leurs exportations de bois, la Roumanie voit des millions de mètres cubes lui échapper, et la déforestation gagner du terrain. Jurnalul National dresse un constat inquiétant de la situation.
• Jurnalul National |
• Petru Zoltan, Valentin Zaschievici |
• 9 janvier 2012


Il y a un an, les fédérations professionnelles de l'industrie du bois saisissaient l'Etat roumain au sujet de l'émergence d'une nouvelle espèce qui dévastait les forêts, la "termite chinoise", redoutée dans le monde entier pour son appétit insatiable.

Cette interpellation faisait suite à une augmentation inquiétante de l'exportation de bois industriel vers la Chine. Ainsi, dans les neuf premiers mois de 2010, les statistiques officielles montraient une exportation de grumes vers la Chine en valeur de 13,6 millions de dollars, soit plus de trois fois plus que sur la même période en 2009 !

Le phénomène a pris une ampleur particulière fin 2011, quand tous les conteneurs qui apportaient des produits chinois dans notre pays ont fait le retour chargés de grumes. Dans des pays voisins comme l'Ukraine, l'exportation de grumes a été interdite ; la Fédération de Russie a introduit un droit de douane de 25% sur l'exportation de cette matière première.

Les sociétés étrangères spécialisées font le tour des pays à fort potentiel (Brésil, Indonésie, Argentine, Roumanie), en exploitant la législation permissive et l'attrait pour la corruption des responsables politiques, et puis s'en vont.

Nous ne voyons que l'embouchure de cet énorme entonnoir : les petits voleurs de bois, les scieries illégales, les convois illégaux interceptés par la police, ci et là un dirigeant d'exploitation forestière corrompu. Quand on poursuit les fourmis, on perd de vue la fourmilière, dit le proverbe.

Confrontés au problème de la réduction massive de leurs forêts, la plupart des pays de l'Union européenne (UE), mais aussi la Chine et la Russie, ont réduit la quantité de bois destinée à l'exploitation.

L'Allemagne, l'Autriche, la Russie et les pays nordiques ont adapté leur législation afin que les raisons économiques soient assujetties à l'intérêt national.

Les Etats-Unis (qui ont vu leurs forêts de séquoias en Californie, vieilles de quatre mille ans, au bord de disparaître) ont adopté des mesures draconiennes pour les protéger.

L'UE est sur le point d'adopter ces mesures. Mais, d'ici-là, la Roumanie reste un "paradis vert" pour les entreprises étrangères.

Avant la révolution de 1989, l'Etat roumain était propriétaire d'environ 6,5 millions d'hectares de forêts. Depuis les lois de restitution des droits de propriété [à des particuliers], cette surface a été réduite à 3,3 millions d'hectares.

Très actifs et très voraces, bien qu'on ne les voient pas se promener dans les forêts avec une hache sur l'épaule, les Chinois engloutissent une énorme quantité de bois. La Chine a dévoré ses forêts au rythme de sa propre croissance et, maintenant, face à la crise de l'eau et à tous les effets secondaires de la déforestation massive, elle cherche désespérément des ressources dans le reste du monde.

Sachant qu'on pratique dans les Carpates une déforestation irrationnelle et sans pitié, les entreprises à capitaux chinois ont rapidement développé des réseaux d'exploitation du bois, rachetant des usines de cellulose. Ils prennent ainsi la place des exportateurs arabes, car les produits semi-finis sont plus rentables que les grumes.

En fait, la Roumanie ne peut fournir que 5,7 millions de mètres cubes de résineux par an, la différence devant être assurée par l'augmentation du volume de bois exploité, contraire aux règles de gestion durable des forêts.

Le marché du traitement du bois de Roumanie est toujours dominé par quelques sociétés autrichiennes, avec Holzindustrie Schweighofer SRL comme leader.

Dotés d'une bonne expérience en matière de tractations avec l'Etat roumain, avant que les Chinois ne s'y mettent, les représentants de ces sociétés ont contacté des représentants du ministère de l'Environnement et de l'Office national des forêts roumain (RNP) pour accélérer le règlement favorable des revendications de la société : ils souhaitent par exemple une modification des lois visant à réduire l'âge minimum pour la coupe du bois.

Entre 2005 et 2009, l'Etat a perdu 40 % de ses forêts. C'est ce qui ressort du rapport d'Eurostat : Forestry in the EU and the world" [L'exploitation forestière dans l'UE et le monde], de juin 2011. En ce qui concerne les petits propriétaires, possesseurs d'un demi-hectare à deux hectares, ils ne peuvent ni gérer ni surveiller leurs terrains. Et beaucoup d'entre eux n'ont pas une culture de la propriété, ils savent seulement qu'ils ont reçu quelque chose qui doit leur apporter des revenus.

La Roumanie est devenue l'objet d'un troc entre grandes entreprises du bois, grands bénéficiaires de la restitution, maires et dignitaires, les vrais nuisibles des forêts, peut-être la dernière ressource naturelle du pays qui puisse être exploitée sans trop d'efforts.

Car, pour extraire le bois, il ne faut ni creuser, ni investir, ni innover, ni penser. Il suffit de mettre la main sur la forêt, puis la tronçonneuse.

Des dizaines de milliers de Roumains coupent illégalement des arbres, augmentant – on ne sait combien – le chiffre déjà significatif des 17 millions de mètres cubes coupés légalement. Pour beaucoup, l'exploitation forestière illégale est la condition même de leur subsistance, mais leurs bénéfices restent modestes.

La plus-value augmente cependant de manière significative au niveau des exportateurs. De plus en plus friands de bois, ces derniers pressent par tous les moyens, soudoient, font du lobby pour changer les lois en leur faveur, pour satisfaire leur irrépressible besoin de ressources.

QUESTION : Est ce l'objectif de gestion forestière visé par les futures mégas scieries Européennes de type ERSCIA ? On se situe la limite du gigantisme ? Est-ce un problème Chinois ou Roumains ? Le même sujet est d'actualité en France : Je maintiens que c'est avant tout un problème national. De tous temps l'appât du gain individuel a été privilégié sur le bon sens économique national ... Les Roumains en font l'expérience.

Toutes les entreprises de l'Europe de l'Ouest qui comptent sur les marchés mondiaux se sont toutes ruées sur la Roumanie lorsqu'elle s'est affranchie de la dictature de CEAUCESCU ! Y sont elles allées pour y faire de l'humanitaire ?!

Pour ma part j'ai été invité pour y faire un audit dans deux importantes scieries Roumaines ...achetées par des Libanais et des Saoudiens!

En France comme en Roumanie les Chinois ont bon dos  pour camoufler leurs faiblesses ...et réclamer des aides !

GRINDESEL 18 03 2013
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