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 ECOLOGIE:échanges de vues entre GRINDESEL et une spécialiste

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GRINDESEL
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MessageSujet: ECOLOGIE:échanges de vues entre GRINDESEL et une spécialiste   Ven 18 Mai - 19:37

INFORMATION

L'usine de production de GRANULES BIOSYLVA objet du long débat ci-dessous est désormais en activité .

Un tambour industriel d'écorçage a été finalement installé et a renchéri le montant de l'investissement initialement prévu.

GRINDESEL n'a pas été informé des résultats qualitatifs sur le produit fini. De même quant au pourcentage de feuillus utilisé dans la fabrication des granulés...

Forestier de formation il espère qu'ils sont favorables le volume de taillis de feuillus à exploiter en France étant effectivement important.

GRINDESEL le 03 02 2015






Monsieur

J'ai bien étudié le dossier Biosylva (future fabrique de granulés dans le 58 annoncant qu'elle n'utiliserait que des essences feuillus de type taillis, insuffisamment exploitées comme granulés). J'ai rencontré l’un de ses dirigeant. Peut-être me suis-je trompée, c'est possible.
J'ai compris que cette société se créait pour un besoin : fabriquer des granulés à partir de bois de feuillus pour poêles et chaudières, puis éventuellement des briquettes de  résidus de bois, en utilisant une matière première existante ('mal exploité).
Une scierie viendra (plus tard) compléter les installations.
Cette société s'installe sur une extension de zone industrielle en parallèle à l'autoroute A77. (à COSNE SUR LOIRE 58)
je conçois que si cette société (devait se reconvertir sur les essences résineuses) et s'additionnait à ERSCIA  ce serait grotesque mais je fais tout ce qu'il faut pour que ERSCIA ne voit pas le jour. (pour des raisons évoquée plus loin)
(Suite à nos débats par mail)

Je ne manquerais pas d'interpeller  le pétitionnaire Biosylva au prochain conseil de juin 2012


Cordialement


Madame,

Projet BIOSYLVA
Je suis très surpris que personne n’ai soulevé l’impossibilité technique, à mes yeux, d’écorcer 280 000 tonnes de billons de feuillus réputé extrémement difficiles à écorcer, surtout du taillis de faibles diamètres, et que le taux d’écorce résiduel permettra de produire des granulés haut de gamme utilisables dans les poêles et chaudières à granulés pour particuliers ! Je ne connais pas de matériels capables de garantir cet exploit… sauf à un coût très élevé qui fera sérieusement monter le coût de l'addition!

Comme tous ces dossiers ils sont toujours présentés ‘pour qu’ils soient acceptés’ (Voir dossier ERSCIA) et ensuite, comme en politique …les dirigeants font avec les évidences techniques et économiques !

Une fois encore des subventions seront versées sans garanti de pérennité de l’investissement. En effet, le prix de vente moyen, à la tonne, des granulés qui seront produits dans cette usine, si le mode d’approvisionnement est maintenu, sera sérieusement plus bas que celui utilisé dans leur prévisionnel à moins d'acheter la matière première pour l'euro symbolique !

Si l’usine doit se reconvertir un jour, pour tout ou partie de ses appros, vers les essences résineuses, elle entrera inévitablement en conflit d’approvisionnement avec ERSCIA …Beau débat en perspective !  

Heureusement que les arbres montent désormais jusqu’au ciel … prévisionnel… On ne va pas tarder de les faire pousser carrés, sans écorce et trois fois plus vite…

Je vous invite à visiter le forum bois énergie que j’anime depuis 1997 (près de 1 million de visiteurs à fin Mai 2012) sur www.gfservices.fr, rubrique NEW, et à prendre connaissance des messages qui traitent entre autres de ERSCIA et de cette fameuse usine ‘révolutionnaire’ annoncée produire 120 000 tonnes (puis 80 puis 150 000 tonnes…) à COSNE SUR LOIRE  58 d’ici fin 2013 ( ?).

J’aimerai bien qu’on m’explique comment cette usine va, peut être un jour, écorcer 280 000 tonnes de petits billons de 2 m de feuillus ! (Il faut près de 2 tonnes de bois vert pour produire 1 tonne de granulés sèche à 8%) …

Cordialement.
GRINDESEL

Monsieur,

Vis-à-vis de ERSCIA nous avons monté 6 requêtes, 2 référés et 4 annulations. Nous démontrons les illégalités et le non respect d'articles de 4 codes : environnement, urbanisme, forestier, collectivités territoriales. Notre but est bien sûr de suspendre l'autorisation de défrichement, nous avons des arguments qui doivent nous faire gagner les 2 référés suspension.

N'oubliez pas que le CNPN a donné un avis défavorable très motivé, le préfet a passé outre sans motivations.

Vous avez raison ERSCIA est un gouffre à bois difficilement réalisable, le but de ce groupe est de produire de l'électricité fortement subventionnée grâce à l'incinération de déchets même pollués, l'autorisation permet un brûlage de 75% de déchets et seulement 25% de biomasse.

Biosylva commence petit, pourra-t-elle grandir? Nous verrons, il me semble que cette société ne met pas en danger la filière bois.

Cordialement

Madame,

En fait je n’ai rien contre les instigateurs de projet consommant de la biomasse forestière, bien au contraire puisque j’ai travaillé 56 ans dans cette filière et que l’entreprise que j’ai finalement créée à 54 ans – je suis à la retraite et je n’ai aucune raison pour la mettre en difficultés puisque mon fils en a pris la succession- est spécialisée dans la vente d’équipements pour la production (déchiqueteuses) et la consommation de bois énergie (chaudières bois).  

En fait, je crains que le projet Biosylva se base sur des essais de laboratoire pour lancer un projet qualifié ‘d’innovant’ et qu’il sera le premier – peut-être au monde- à se risquer à transposer ces essais en mode industriel…et passe curieusement sous silence le seul problème technique pouvant bloquer la validité d’un tel projet. En effet, sur le fond, le point suivant mérite pourtant ‘une certaine attention’ : l’écorçage des bois !

Dans ce genre de dossiers dits industriels et que je relativiserai en ne posant que leurs problèmes de fiabilité, en me fiant aux habitudes prisent depuis quelques années, les priorités des décideurs sont généralement les suivantes avant quelques banales questions de bon sens qui seront ensuite traitées par l’encadrement, hors prévisionnel :

Faire gagner son camp Politique et là les objectifs sont loin de l’économie !

Valoriser quelques personnes …ce qui est lié avec la réflexion ci-dessus…

Créer des Emplois (sans déduire ceux qui en seront impactés) et là on compare rarement avec les résultats obtenus par les plus performants de la même filière pour tenter de comprendre pourquoi ils ne correspondent pas à certains prévisionnels et tenter ainsi d’identifier les bonnes questions !

Obtenir le maximum de subventions …

Ou se trouve le grain de sable susceptible de gripper la machine ? Souvent dans l’absence des bonnes questions !

Une chose est de démontrer que l’on peut fabriquer des granulés avec des essences de feuillus (prévision chez Biosylva : avec du chêne et du charme essences très présentes dans les départements de la Nièvre et voisins et réputé quasi inécorçable pour le charme) essences pouvant être néanmoins écorcés à la main avec des outils à bas prix, méthode utilisée en laboratoire opération non soumise à contrôle de rentabilité.

Une autre chose sera de pouvoir écorcer un tel volume avec une ou plusieurs machines en pensant que ce sera plus facile, plus rapide et surtout…faisable.

Par ailleurs je remarque que le montant du coût prévisionnel du projet n’intègre certainement pas les investissements nécessaires pour parvenir à traiter un tel volume avec succès…à moins d’acheter des bois ressemblant à des crayons, comme les résineux et aussi faciles qu’eux à écorcer, et de diamètre moyen plutôt 400 mm que 200 ce qui correspond déjà à de gros et vieux taillis !

Dans ce type d’écorçage plus on veut aller vite moins on est assuré de la bonne qualité du travail… Cela me semble curieusement oublié dans le débat !

Se pose donc, à mes yeux, le problème de la pérennité du projet tant au niveau financier qu’en termes de celui des approvisionnements en essences feuillus.

Si besoin est l’usine pourra du jour au lendemain se reconvertir dans les essences résineuses et personne ne pourra s’y opposer…sauf que ERSCIA vient d’obtenir récemment feu vert pour son projet Sardynamite !

Entre temps, les subventions financées par les contribuables seront consommées et certaines petites entreprises d’exploitations forestières et communautés de communes se retrouveront le bec dans l’eau sans que constat soit fait de pertes d’emplois.

Les artisans ne font pas parti de stats très pointues et les administrations sont habituées à boucher des trous!

Pour le projet ERSCIA : Le problème me semble similaire. Malgré mes nombreuses interventions parmi d’autres, personne n’a semblé remarquer que vouloir produire 250 000 tonnes de granulés avec les ‘déchets’ récoltés en sciant 450 000 tonnes de grumes (produisant environ 10% de sciure !),  alors qu’il faut, je le rappelle, 2 tonnes de SCIURES et non de déchets pour produire 1 tonne de granulés ‘ça ne peut coller’ ! Surtout si l’on y ajoute le tonnage de combustible qui sera consommé pour faire fonctionner la centrale de cogénération ! Un gouffre à bois !

Le directeur de ERSCIA est un homme politique maître en l’art de tirer les ficelles, équipé d’une machine à produire un certain brouillard…

Pour faire tomber, sinon ramener à plus de réalisme ce fameux dossier vous préférez parler de nuisances locales, dossier évidemment monté ‘en béton’ par le demandeur et collant parfaitement à la contre attaque classique attendue par le demandeur : pollutions visuelle / olfactive/réduction de valeur des propriétés impactées/ Faune …Flore en danger (compensé par des aménagements coûteux sans aucune garantie d’entretien dans le temps…) etc…

Cela risque de ne pas être suffisant ni crédible pour réduire ce projet à plus de réalisme.

Pauvre France vivant dans son désormais pauvre petit microcosme ! Cloisonné dans ses corporatismes…et ses ambitions personnelles !

Que faire ? Parler vrai, écouter à nouveau  les vrais professionnels et arrêter de croire à l’infini puissance de ceux qui savent tout …quitte à le trouver dans les livres et l’assurance de leurs diplômes et faits d’armes …pas toujours glorieux!

La fabrication des granulés a commencé sur une idée  ECOLOGIQUE fausse car ECO ILLOGIQUE : celle que ça allait résorber les déchets de sciure s’ammoncelant dans nos campagnes – donc une base quasi gratuite.

Cette idée s’est ensuite développée, dans la foulée, sur le concept que la ressource nécessaire faisant défaut,  pour abonder les volumes de production à 2 chiffres généreusement annoncées d’années en années, le bois étant  renouvelable, mot à la mode de ces dernières décennies …en allait taper dans les billons!

D’un arbre sur pied on allait en faire ‘des granulés’… ‘On’ a fait ce qu’il fallait sur le plan marketing pour faire oublier aux acheteurs de poêles et chaudières qu’il fallait désormais transformer les dits arbres en …sciure !

Il faut donc trouver des arbres…sans trop se soucier de beaucoup de choses ! La pilule est passée…

Il est vrai que notre pays dispose d’un énorme capital de bois secondaires pouvant être consommé en granulés …mais aussi en bûches (qui n’est plus à la mode mais en phase de reconquête car la mode revient aux efforts physiques par obligation d’économie) sinon en plaquettes ce qui est plus logique et moins coûteux à la calorie consommée et plus respectueux de beaucoup de choses (activités réellement locales impactant donc plus favorablement l’emploi en difficulté / énergie grise plus réduite …Réelle proximité, meilleure gestion forestière des petits lots de bois, auto production possible …).

Dès que l’on parle ‘gestion’ dans ce pays se dressent des murailles d’incompréhensions, d’incompétences et d’intolérance et les mots forestiers n’ont pas le même sens entre gens des villes et des campagnes …

Je simplifierai en disant plus diplomatiquement : ou est passé le bon sens ?

Les particuliers pourront se chauffer des siècles au bois …si nos décideurs APPRENNAIENT à le gérer et arrêtent d’accepter des projets qui n’ont de synonymes qu’industriels même si, en France ou pour l’instant ‘on ne manque pas de BOIS, la gabegie ne se remarque plus guère! .

Par ailleurs, l’écorce des arbres représente entre 8 % (écorce fine) et jusqu’à 15 % du volume de l’arbre. L’écorce des RESINEUX est assez facile à éliminer que ce soit à la main – avec une plane – ou mécaniquement, avec une écorceuse automatique ‘à fraise’ ou ‘à rotor’.

Pour ce qui est de l’écorce des feuillus entre autres chênes charme (provenant de taillis) c’est une autre histoire ! L’opération est possible mais sera :

- Beaucoup plus lente.
- Le résultat beaucoup moins satisfaisant. Il reste toujours un certain pourcentage d’écorce attaché au bois en fin d’une d’opération d’écorcage mécanique.
- Cette opération ne peut guère se faire à une vitesse supérieure à 30/40 m/minute.
- La part d’écorce restant attachée aux bois est aléatoire suivant que le bois est traité en sève ou hors sève…En fait frais d’abattage ou abattu depuis plusieurs mois.
- Et d’autres problèmes trop longs et techniques pour les développer ici, avec une personne ignorante des mots employés.

Les granulés puisque c’est bien d’usines de fabrication dont traite ce dossier :

- Doivent correspondre à des normes de qualités pour prétendre être de ‘bonne qualité’. Entre autres ‘détails’ ils ne devraient pas contenir plus de 5 % d’écorces une fois fabriqués.
- A ce jour la quantité couramment contrôlée dans des essais de production à partir de bois feuillus atteint aisément les 10 % …

Ce qui explique que pour l’instant les bois de feuillus et de type taillis ou de qualités secondaires (voir mes interventions plus détaillées sur le sujet sur le forum www.gfservices.fr) sont des bois que vous qualifiez ‘d’inutilisé’….

Il n’en est rien car ces bois ont actuellement d’autres usages industriels (panneaux) ou privé (chauffage bûches). Dans ce dossier le point capital …n’a pas été abordé car visiblement personne ne l’a souhaité, voir n’était au courant du problème ce qui serait tout aussi grave!

Le seul problème, et, je l’espère tout le monde l’a bien compris, est que la filière granulés manque désormais de matière première pour continuer sa progression à deux chiffres et voudrait continuer de participer au festin en consommant elle aussi des essences feuillus dites secondaires, il est vrai en partie sous exploitées.

Subséquemment le deuxième problème est celui-ci : quid de la rentabilité de l’usine si la fameuse ‘innovation annoncée’ s’avère, comme je le pense, une astuce pour faire passer le dossier et subventions et aides diverses attachées… Dans ce cas, en plus des prélèvements désormais confirmés ( ?) d’ERSCIA ceux de BIOSYLVA s’y ajouteront.

La caution morale apportée par leur principal actionnaire et coopérative forestière mériterait d’être plus profondément étudiée : les responsables ont-ils une expérience de l’écorçage industriel des feuillus, si tant est qu’il existe tel qu’il a été imaginé sur leur maquette de l’usine !

Leur apport financier dans l’opération (parait-il 50 % ( en fait 20 %) leur apporte surtout, pour l’instant, une notoriété supplémentaire auprès de leurs clients et coopérateurs propriétaires forestiers  (eux-mêmes actionnaires pour certains).

L’exemple du pôle bois du haut Forez n’aurait-il pas servi de leçon ?  

Bonne réflexion. Cordialement.

GRINDESEL

  Monsieur,

Le groupe IBV ERSCIA a devancé les nouvelles législations qui ne sauraient tarder à être prescrites; en effet il y a une lacune pour l'incinération.

Les bois usés devront être dépollués avant d'être incinérés, ce groupe a pour l'instant une longueur d'avance : on incinère tout ce que l'on peut, produire de l'électricité subventionnée est leur principale activité. Les plaquettes forestières sont payantes … IBV sera payé pour éliminer des déchets pollués !

Je préfère que l'on brûle des déchets au lieu d'effectuer des coupes à blanc et que l'on brûle nos ressources de forêt, mais sans rejets de polluants.

Quant aux granulés de bois c'est une belle arnaque, un alibi pour ERSCIA . Ces granulés feront 400km de route pour être brûlés dans les centrales thermiques à charbon belges, afin d'abaisser leurs quotas de CO2.

Les combustibles seront en effet séchés grâce à la chaleur produite, la co-génération c'est chaleur et électricité, sauf qu'il est difficile de produire les 2 , c'est ce que me disent les responsables de l'incinérateur de Fourchambault.(58)

Au fait ces gens-là voient d'un mauvais oeil le projet ERSCIA, eux n'ont pas le droit de brûler les déchets verts et bois, l'incinérateur construit pour 46 000 tonnes, n'en a brûlé que 34 000 tonnes en 2011. Le tri des déchets  va leur être fatal...

Madame
Si l’on ne peut détruire les bois pollués dans une chaufferie de ce type qu’en fait-on ? : bois de démolitions et constructions venant de sites même contaminés ( ????), bois de résidus de meubles, placage, agglo etc. déchets ménagers de bois provenant de déchèteries, de cimetières, de collectivités, emballages…etc.

D’après le dossier ERSCIA, pour être franc, je n’ai lu nulle part l’autorisation de détruire des déchets ‘contaminés’.

Merci pour vos informations intéressantes. Par contre vous ne me donnez pas votre sentiment sur ‘l’arnaque des granulés écolos’…ou annoncés comme tel au départ d’une belle histoire industrielle qui était annoncée comme devant utiliser des déchets encombrant nos paysages et polluer certaines rivières…

Sincèrement je découvre vos interventions écologiques avec intérêt. J’avais semble-t-il certains a priori… Un petit bémol : les rendements que vous annoncez pour certaines installation de co génération tiennent-ils compte du fait que pour fournir toute leur valeur calorifique et éviter de polluer , un combustible bois, quel qu’il soit, doit être séché si possible à 18/20% sur sec voir huit pour le granulé ! De plus ces chaudières sont équipées de filtres en conséquence ?

Cordialement

GRINDESEL

Monsieur,

Les combustibles autorisés dans l'AP ICPE du 19 avril : bois de démolitions et constructions venant de sites même contaminés, bois de résidus de meubles, placage, agglo etc. déchets ménagers de bois provenant de déchèteries, de cimetières, de collectivités, emballages…etc. les normes de rejets autorisés sont effrayantes, COV, HAP, métaux lourds, mercure, cadmium, dioxines etc. Ce n'est pas en brûlant de la biomasse que l'on génère autant de polluants. je dis bien 25% de biomasse seulement. Titre 8 de l'AP.

J'ai 1 an pour attaquer l'AP ICPE, ce sera fait cet été, ainsi que l'AP Loi sur l'eau, encore un AP d'autorisation qui ne respecte rien de la législation DCE, SDAGE etc.

Madame,

Pour ERSCIA nous sommes en gros d’accord. Pour Biosylva , sur le fond également sauf quelques nuances  me semblant à considérer…

1/ Les particuliers, consommateurs de granulés, se rendront compte un jour qu’ils ont été abusés quant aux aspects écologiques de ce combustible devenu un produit qui se balade désormais sur toutes les mers du monde !

2/ Sauf à consommer des arbres en les transformant en sciures la matière première (la sciure) manque.

Il est vrai que si les papeteries ferment – ou fermeront – suite à la réduction possible de l’utilisation du papier les forestiers seront évidemment satisfaits de trouver à continuer d’écouler leurs petits bois d’éclaircie RESINEUX, opérations sylvicoles impératives pour la bonne santé et le développement de nos forêts Françaises.

3/ Pour les fabriques de panneaux qui ont tendances à fermer en France et en Europe pour problèmes de rentabilité ( ?) et qui utilisent principalement des FEUILLUS (Bois dit de trituration), si BIOSYLVA parvient à consommer les mêmes essences les courbes de production de granulés, comme leur prix à la tonne, pourront continuer de grimper.

Comme toujours les ‘petits consommateurs’ auront été roulés quelque part…alors que les bûches et plaquettes devraient rester à des prix raisonnables. Biosylva peut-il garantir qu’il saura tenir son pari …de pouvoir écorcer le tonnage prévu  et produire des granulés de qualité ‘premium’ sensés convenir aux appareils des particuliers. J’en doute fortement.

4/ Biosylva a évidemment obtenu des subventions. Quid de celles-ci si le projet sombre dans les déficits ? Qui paie ces taux de subventions outranciers pour abonder les finances d’investisseurs qui, pour beaucoup, cherchent à placer leurs liquidités tout en réalisant des économies d’impôts (ISF) ?

A ce sujet étudiez donc un peu le dossier EO² ! Ses promoteurs annonçaient eux aussi qu’ils allaient créer une unité par an et devenir le leader de la filière en 2006/2008 ! Je n’ose dire ou ils en sont !

5/… et surtout le problème de risque d’écorce dans le granulé produit !

ERSCIA : Vous êtes sur que l'autorisation permet la destruction de 75% de déchets et de seulement 25% de biomasse ?
Qu’appelez vous ‘déchets’ ? Je ne pense pas que cette autorisation précise ‘déchets même pollués’ ?
N’est-ce pas seulement une crainte de votre part ? Sinon comment dépollue-t-on des panneaux ? Dans l’impossibilité on en fait quoi ?

Cordialement

GRINDESEL échange de vue développé courant Mai 2012 avec une militante écologiste...qui m'a beaucoup appris. Je l'en remercie.


Dernière édition par GRINDESEL le Mar 3 Fév - 18:30, édité 3 fois
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MessageSujet: CHERCHEZ L'ERREUR !...   Sam 19 Mai - 10:39

Madame,

Pour votre information je vous invite à consulter le site www.ragt-energie.fr/fr/outils/documents/Valorisation-des-bois-feuillus et lire attentivement l’étude de valorisation des bois feuillus en granulés que le B.E RAGT a récemment effectué sur les possibilités de valorisation des bois feuillus en granulés.

Elle est proche de mon analyse professionnelle sauf que le cabinet RAGT fait manifestement l’impasse sur les possibilités d’écorçage industriel des dites essences …Pour ma part je parle d’expériences vécues durant plus de 40 ans sur de très gros volumes néanmoins très inférieurs au projet BIOSYLVA !

Aucune information sur la première phase de production des granulés à savoir l’écorçage de quelques échantillons de bois de chaque essence ce qui ne peut être représentatif d’une installation industrielle ni alerter sur les problèmes susceptibles d’être rencontrés lors de l’opération d’écorçage, l’écorce des feuillus ayant une très forte adhérence au liber.

Cela me semble démontrer une parfaite méconnaissance des problèmes spécifiques à cette opération incontournable pour produire des granulés de qualité, voir même pour pouvoir les fabriquer, la trop grande proportion d’écorces présente dans les sciures pouvant en interdire leur solidité indispensable pour subir sans dégâts leurs multiples manutentions.

Une personne avertie n’aurait pu passer cette difficulté sous silence .

Cordialement votre

GRINDESEL

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