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 BOIS de CHAUFFAGE pissant l’eau il ne chauffe pas il pollue

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GRINDESEL
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MessageSujet: BOIS de CHAUFFAGE pissant l’eau il ne chauffe pas il pollue   Ven 18 Nov - 21:15

PRECISION : IL POLLUE S'IL N'EST PAS SEC.

Demande de droit de réponse en cours suite à Editorial du journal Mécanisation Forestière de Novembre 2011 : Il n’y a pas de fumée sans feu…centré sur la récente mise en service de l’unité de production de 150 000 stères de bois bûches / an de BOIS FACTORY 36 .
J’aurai préféré que le signataire PdJ choisisse le titre suivant :
Un bois bûche pissant l’eau ne chauffe pas ! Plus grave il pollue!

Ce titre n’aurait-il pas plus incité à bonne réflexion ? Une revue professionnelle est-elle dans son rôle lorsqu’elle traite les talents d’entrepreneurs (ses clients) :
- De capitalistes, Exploiteur ou tout comme, Détourneurs de clientèle, Désir de main mise sur le marché, Dupliqueur d’opération pour atteindre une position dominante indéboulonnable…
Pour finir PdJ termine son édito en posant cette question :
- Qui a dit que le capitalisme n’aimait pas le développement durable…
Je réponds à cela, au risque de choquer encore une fois : C’est la faute à qui si certains vides sont comblés par des ‘capitalistes’ ne faisant pas parti de la famille? Je tire le tocsin à ce sujet depuis 1997…date à laquelle GF SERVICES est devenu agent de la firme PEZZOLATO .
Bénéficiant d’un logement de fonction en 1964, la superbe cheminée à foyer ouvert sensée chauffer mes 75 m2 nous enfumait, ma femme et moi, plus qu’elle ne nous chauffait.
A l’époque, j’avais 23 ans et déjà 9 ans de travail ‘dans le bois’. J’étais le contremaître d’une scierie feuillus de 25 personnes n’existant plus à ce jour.
Les bobos n’avaient pas encore mis le terme renouvelable à toutes les sauces ni même eu l’idée de dénoncer le réchauffement climatique auquel contribuait pourtant la fâcheuse habitude de se chauffer avec des bois insuffisamment sec…
GREENPEACE Canada dénonce le chauffage au bois comme étant polluant (source P.CH – AFP). N’auraient-ils eux même pas encore totalement compris les raisons de cette pollution !? Leurs scientifiques ou autres experts comme d’ailleurs les gens du bois seraient-ils de mauvais communiquant …ou de mauvais formateurs ?
En utilisant la puissance médiatique de Greenpeace la pratique de sécher correctement les bûches deviendrait vite une règle reconnue et le fléau du travail au noir comme une bonne partie de la pollution dénoncée en serait en grande partie éradiquées!
Polémiquer doit être plus payant ! Les gens croient encore ce que leur raconte les médias en quelques lignes…voir en un seul SMS ! Certaines références sont plus écoutées que les pros !
Au cours de 40 ans de vie professionnelle dans les scieries j’ai vécu – sur le terrain- un dramatique chambardement dans leur structure. J’avais tenté d’en synthétiser les effets à court terme dans un article paru sur le seul journal lu par les scieurs Français de l’époque (Le Bois National de Novembre 1992).
Cet article m’avait valu d’innombrables et parfois vifs mais intéressants débats alors que je tentais d’équiper mes clients scieurs en matériels lourds depuis 1967, date à laquelle j’avais décidé de devenir technico-commercial.

En 1997, et avec l’aide de mes fils, j’ai souhaité vérifier mes convictions en m’intéressant à la filière ‘bois bûches’ et compenser La forte réduction du marché de l’occasion scierie.
Dès cette époque, en visitant les entreprises du bois bûches, j’ai rapidement acquis l’intime conviction qu’elles souffriraient, en moins de temps, des mêmes maux que les scieries vivent depuis les années 1970/1980…
Finalement, après avoir lancé GF SERVICES en 1994 j’ai démembré 646 scieries d’occasion jusqu’en 2006/2007…Cette activité s’est très sérieusement calmée depuis par manque d’acheteurs ! De 10 000 en 1950 il ne reste qu’environ 1450 scieries en activité en 2011…et tous les pays du monde forestier ont suivi plus ou moins ce schéma.
Aucun journal professionnel n’abordait, à cette époque, la filière bois bûches si ce n’est comme étant une activité d’appoint de type agricole. Depuis, les articles et reportages ménagent à mes yeux beaucoup trop leurs lecteurs ou sont écrits par des experts trop souvent à coté du sujet.
Il est difficile d’accompagner le développement d’une filière ou se mélange l’excès d’amateurisme avec des velléités de modernisation forcément traumatisantes dans une filière ou les capacités d’investissement sont liées aux faibles marges et chiffres d’affaires. Le monde des activités du bois est trop vaste pour être correctement appréhendé par certains experts…
Dans la filière bûche on a parfois l’impression d’être à l’époque de l’invention de la machine à coudre et de lire à livre ouvert le roman la bête humaine de ZOLA! Une différence : maintenant les bottes existent…Les souliers bas des experts ne résiste pas aux tentatives d’expertises !
En abordant cette filière il était, dès 1997, hors de question que je ne tente pas d’apporter ma ferme contribution au passionnant challenge de sa modernisation.
En fait, je ne souhaitais pas revivre des faits que cette filière bois bûches risquait de revivre en plus rapide que les scieries. Les décisions à prendre et les conséquences à craindre étaient à mon avis comparables. Nous y sommes.
Je crains que la filière bois bûches n’ai pas pris assez rapidement conscience de l’urgence de sortir d’une gestion déplorable d’un combustible qui se devait de faire aussi bien que la plaquette et le granulé et je ne suis pas certain que l’achat d’un hydromètre changera beaucoup au problème!
J’ai donc souhaité proposer aux producteurs de bûches des équipements modernes s’inspirant des technologies désormais utilisées en scieries et les inciter à s’équiper de séchoirs.
L’un de nos slogans toujours d’actualité : ‘Travaillez avec les bras …mais aussi avec la tête’ fut un vrai succès auprès …des épouses ! Chacun connaît leur pouvoir de décision. Ce sont très souvent elles qui valident les investissements décidés par leurs maris surtout lorsqu’ils travaillent ensemble : l’un dans le camion, l’autre à la production!
Offrir des conditions et des horaires de travail décents ne suffit malheureusement plus. Il faut aussi vendre le surplus de volume produit pour atteindre le seuil de rentabilité permettant d’amortir d’autres investissements qu’un tracteur agricole et une fendeuse verticale….
Bâtiments d’exploitation et de stockage, bureaux, aménagement des sols, offres diversifiées, publicités locales voir plus, choix et achats des modules de conditionnement, accueil téléphonique clientèle, fichier clients, aménagement paysager de l’entreprise, site Internet, , séchoirs, qualité du service. Qualité : maître argument!... Vaste programme souvent abordé à reculons par manque de temps ou refus d’investir ?!
Ne parlons pas de regroupement d’entreprises ! Quelques scieries abordent cette solution depuis peu d’années… Dommage, car elle peut permettre d’assurer la pérennité des entreprises qui en acceptent les contraintes tout en offrant l’espoir d’une retraite organisée.
Il fallait sécher : plus ou moins contraint par la concurrence étrangère les scieurs ont décidé de sécher. D’autres en sont encore à attendre des solutions à la nouvelle mode dites ‘solidaires et sociales’, donc sur le dos des contribuables, pour réduire le coût de leur engagement financiers et technique, alors que cette décision ne peut être raisonnablement validée que sur un site rassemblant l’ensemble de d’exploitation…!
Il faut sécher les bûches ? Oui il faut les sécher sinon …il faudra fermer votre entreprise à plus ou moins court terme sauf à n’avoir comme raison sociale que le nom de petit producteur local en concurrence avec d’autres tout aussi locaux et pas toujours légaux…plaie de la profession !
Rester ‘petit’ n’est pas s’abaisser à un état x ou y . C’est, à mes yeux, se condamner à rester dans un état de dépendance physique et financier précaire. Arrivé à la retraite, s’il y arrive, le chef de ce type d’entreprise trouve rarement un repreneur!
Tout le petit artisanat démontre cette loi centralisatrice incroyable suite à l’accélération des ratios de productivité constatés dans toutes les entreprises !
Les journaux professionnels se doivent, à mon sens, de parler vrai à leurs lecteurs sous peine de décrébilisation, terme qui n’est pas encore, je le crains, sur un dictionnaire. L’artisan moderne travaille de moins en moins avec les bras…mais il a l’énorme avantage de savoir encore s’en servir. Etre artisan n’est pas en soit une position à vie…
Cotée en bourse ou pas il ne me semble pas ‘incroyable’ qu’un dirigeant d’entreprise souhaite un jour devenir le leader d’une filière…d’autant plus s’il s’agit pour lui de palier à l’absence d’une offre de qualité bloquant son développement global. Dans le cas présent la qualité des services rendus par les cheminées qu’il fabrique…et autres points du même ordre.
Il me semble plus incroyable qu’un entrepreneur, installé dans la filière, n’ai pas eu plus tôt l’ambition de faire ‘bouger les lignes’! Régionalement, certains y ont réussi malgré un fort scepticisme de confrères trop attachés à des coutumes d’un autre temps !
Subsiste encore la tentation de s’inventer soit même sa machine convaincue du peu d’expérience de terrain des constructeurs…pour vendre à plus bas prix que le voisin !
De nombreux exemples dans l’activité scieries ont expérimentés la voie à suivre, sans réel succès auprès de la filière bûches.

Nous sommes bien placés pour en débattre et fiers d’avoir exposé notre point de vue à ceux qui veulent évoluer …Nous avons ainsi équipé de quoi produire plus de 1 200 000 stères an puis, en Octobre 2011, BOIS FACTORY 36 pour un objectif de 150 000 stères par an…séchés !

Je commençais à désespérer un peu et à douter de mes facultés de ‘visionnaire’! Ce ne sont pas les idées qui suffisent à faire vivre une entreprise…Nous n’avions certes pas choisi la voie de la facilité. Celle de la formation de nos clients potentiels à un développement nécessaire m’a semblée celle de l’avenir. Nous avions aussi la prétention de penser qu’un ‘vendeur’ devait être capable de conseiller ses clients…même au risque d’être à contre courant de leurs convictions. GF SERVICES et PEZZOLATO maintiendront ce cap tout en proposant des conseils et une gamme à la portée de toutes les entreprises souhaitant se maintenir dans la filière.
- Chaque entrepreneur qui se respecte se doit, à la hauteur de ses talents, de les exprimer pleinement.
- Se limiter à sa seule prise en charge est déjà éminemment respectable.
- Travailler proprement et aisément devrait l’être tout autant…
- Toute Entreprise doit tenter d’évoluer, bouger, s’adapter, respecter sa profonde fonction sociale qui est logiquement de créer des emplois dans l’intérêt bien compris de celle-ci.
- Les entreprises ‘leaders’ assument généralement leurs faiblesses …car, comme les autres, elles sont faillibles et soumises aux mêmes lois économiques! Le cimetière des ‘grosses boites’ défraie régulièrement les chroniques…
- Petites, moyennes ou ‘grosses’, les entreprises qui le veulent peuvent combattre le risque de monopôle annoncé : il faut pour cela accepter une certaine dose d’ambition ou de fuite en avant raisonnée. La filière bois bûches part de si bas que les chances de réussite en sont – à mon avis – exceptionnellement élevées !
- Les entreprises leaders ont toujours eu un effet de modernisation des filières dans lesquelles ‘elles sévissent’. Rien n’interdit de s’inspirer de leurs exemples…ou échecs.
- Je suis persuadé que la filière bois bûches ne fera pas exception à la règle…Comme dans les scieries, il y a des fermetures d’entreprises et quelques unes qui perdurent en survivant parfois avec des acquis n’ayant rien à voir avec la logique…sans parler d’autres méthodes plus ou moins légales !
- Quant à espérer que les leaders vont aider ‘à vendre plus cher’ …les mauvais produits que fabriquent certains et augmenter la consommation, il ne faudrait pas rêver!
- Le but est désormais de mieux consommer en utilisant du bois sec dans des appareils plus économe en quantité…
- Je suis donc convaincu que les leaders tant décriés vont aider certains à comprendre qu’il est possible de vendre plus cher un produit de qualité …finalement moins cher …à produire …et à consommer sainement. N’est-ce pas la le b.a ba d’un bon marketing ?
Je ferai remarquer que parmi les deux entreprises citées par PdJ, pouvant prétendre atteindre ‘une position dominante indéboulonnable’, une seule rassemble à mes yeux, pour l’instant sur un seul site, le top du top de la technologie. Elle offre la totalité – et non une faible partie- de sa production séchée artificiellement, seule réelle garantie, à mon sens, de qualité…
Le meilleur label du monde ne remplacera jamais le respect dû aux clients…Ceux qui achètent vert et attendront 18 à 24 mois avant de consommer sec sont-ils nombreux à le savoir? …ont-ils la surface pour l’entreposer et de quoi se chauffer en attendant ?
L’une des questions essentielle à se poser n’est-elle pas de bien identifier ou se trouvent désormais les vrais bons marchés du bois bûches ?
L’inauguration d’un site de cette importance offrant l’assurance d’une réelle garantie de qualité est de bonne augure pour les professionnels…Ils bénéficieront à plein de la demande de produits réellement secs induite par la massification éco…logiquement attendue par le marché depuis des années. La place à prendre par une offre de qualité est énorme.
Les bilans des débuts d’années 2012 et suivantes seront intéressants à suivre à ce sujet! Je dirai même que c’est une chance que ce soit une entreprise financièrement très solide qui se soit engagée dans un tel challenge : changer les habitudes acquises de tout un panel de consommateurs… n’est pas une mince affaire !
Ma conviction
- Comprenne qui le voudra bien venant de la part d’un ‘vendeur de matériels’. Par contre, la sanction risque d’être lourde pour ceux qui refuseront de se moderniser. Perdre l’affaire que l’on a créé est dramatique…
- Agiront ceux qui admettront que rien n’est possible sans un bon plan de financement …et de réelles compétences professionnelles!
- Pour financer les investissements imposés par une création ou une simple mise à niveau d’installation existante, la seule manière de procéder est d’emprunter. C’est aussi l’une des méthodes modernes permettant de se créer un capital.
Depuis le temps que GF SERVICES réfléchissait à un site de type industriel nous avons eu le bonheur et la fierté d’avoir été associé à la conception et à la réalisation du site de BOIS FACTORY 36, comme à celui de réaliser la formation des opérateurs …
Un exemple parmi bien d’autres innovations : Nous les avons installés les trois opérateurs en cabines de pilotage climatisées, comme les scieurs actuels!

La mise en service de l’unité BOIS FACTORY 36 a été pour moi le point d’orgue de 56 ans de carrière dans les filières scieries et bois énergies.
Mon fils Olivier et mes anciens collaborateurs sont évidemment convaincus que les vrais professionnels de la filière méritent de bénéficier eux aussi des importantes évolutions développées sur les matériels équipant ce type de ligne, en tout ou partie(s), même pour des productions plus réduites en volume.

Je lirai toujours les journaux professionnels y compris Mécanisation Forestière. J’espère pouvoir rester encore quelques années l’un des trop rares grains de sel de ces filières qui m’ont passionné la vie et m’obstiner à rêver d’un avenir ou les jeunes auront plaisir à y travailler (à nouveau) et offrir des énergies renouvelables de qualité tout en entretenant la diversité et la beauté de nos forêts.

GRINDESEL
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