BLOG GRINDESEL

Merci pour vos contributions et visites

 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 BOIS DE CHAUFFAGE: LE TRAVAIL ILLEGAL

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
GRINDESEL
Admin
avatar

Nombre de messages : 711
Localisation : Commelle Vernay
Date d'inscription : 21/03/2007

MessageSujet: BOIS DE CHAUFFAGE: LE TRAVAIL ILLEGAL   Jeu 7 Mai - 12:51

BUCHES : LE TRAVAIL ILLEGAL
Distributeur des matériels de production de bois bûches PEZZOLATO je tente depuis 12 ans d’apporter ma contribution à la lutte contre ce fléau moderne. Cette lutte est difficile et procure plus de découragement que de plaisir.
Avec le temps, l’expérience et les débats journaliers échangés avec de très nombreux clients je ressent la nécessité de faire le bilan de mes connaissances sur le sujet. Certaines réflexions sont récentes. Au fil des années, certains rapprochements se font, des souvenirs ou brides d’informations et réflexions se recoupent…
Les voici : en vrac.
- Les foires et salons ou sont présentés les matériels de production de bois bûches sont l’occasion de débattre de l’art et la manière de ‘consommer’ …de l’argent sale. C’est à mon sens regrettable car les tricheurs s’équipent en écoulant le produit de leurs forfaits et cela maintient l’illusion de certains qu’il est toujours bon et rentable, par exemple, de produire des stères cerclés en forêt! Au bénéfice de qui ?
- Ce concept permet aussi à certains revendeurs de bûches de maintenir une part importante de la profession dans un partenariat de subsistance minimum proche des conditions de travail du temps de ZOLA en empochant l'essentiel de la marge ne les engageant pas du tout à montrer l’exemple de la modernité bien qu’en ayant les moyens financiers!Plus forts: ils incitent et financent leurs fournisseurs pour qu'ils s'équipent en matériels d'occasion plus ou moins aux normes!
- Suivez mon regard : ce sont souvent ceux qui sont loin de leurs sources d’approvisionnement. La profession est elle à ce point dépendante pour qu’elle ne puisse pas imaginer elle-même un réseau commun de livraison et s'équiper differemment?! Pour un marché de cette importance certains transporteurs seraient certainement intéressés pour apporter leurs compétences en logistique. Les volumes en cause ne peuvent que les interresser.
- La faible marge dégagée par la vente de bois de chauffage ne permet pas d’être partagée par de multiples intervenants ne justifiant leur intervention que par leur puissance financière maintenant les producteurs et le monde forestier dans une forme de prolétariat.
- Les bonnetiers de France ont pratiqués cette politique d’esclavagisme après guerre (celle de 40) : ils ont tous ou quasi tous disparu, leurs ‘partenaires’ y compris en thésaurisants, pour la plupart, leurs résultats!
- Avec les salaires de survie dégagés par une majorité de producteurs de bois bûches seuls les bras permettent-ils de manger ?
- Ce cas de figure se présente d’autant plus que les personnes sévissant dans la production de bois de chauffage non déclaré sont en général de très petits producteurs cherchant à s’équiper en petits matériels.
- La plupart de ces gens déclarent qu’ils travaillent ainsi ‘pour améliorer leurs fins de mois’. Beaucoup disent qu’ils le font sous couvert d’une micro entreprise : qui les contrôle et qui a inventé ce 'pousse au crime'?
- Un certain nombre dit qu'ils le font pour tester la validité de leur projet de s’installer producteurs à plein temps. La crise actuelle dans l'industrie et la mode du bois énergie nous amène une foule de cas de ce genre. Certains réussiront certainement car ils apportent ce qui manque souvent à la profession : savoir travailler avec la tête, il leur manque trop souvent les moyens financiers et une incompétence des bases d'achat de la matière première! Ils se disent conscient que les marges ne seront plus les mêmes lorsqu’il faudra payer les charges inhérentes.La tentation du travail au noir est forte...
- Le cumul financier de leurs équipements la plupart du temps obsolète ou de type agricole , à notre avis, correspond à la mévente d’une machine rationnelle de production capable de produire 5 à 10000 stères/an, soit une équipe de 3 emplois le plus souvent familiaux. C’est à ce titre que je me permets d’écrire ce message et par amitié pour une profession que j’ai pratiqué de 14 à 17 ans avec les moyens de l’époque.
- Face à la pratique de vente à prix cassés économiquement injustifié pour cause d’auto production plus ou moins dissimulé, d'exploitation d'un patrimoine forestier personnel, d’absence de prix de revient ou de non prise en compte d’un salaire réel, (d’innombrables cas de figure sont possibles y compris le vol de bois) les professionnels ne facturant pourtant qu’une TVA à 5,5% ne peuvent, souvent, pas s’aligner et se désespèrent pour certains au point de déprimer!
- Le suicide existe dans les grosses usines : on ne parle jamais des ‘petits’ !
- Il est reconnu par l’ADEME que la consommation de bois de source ‘non identifiée’ représenterait plus ou moins 80%. Je pense que l’on est plus proche de 90 % .
- Il est probable que la moitié de ces 80% sont vendus sans TVA soit 16 millions de tonnes donc environ 24 millions de stères…
- A 50 € le stère cela représente un chiffre d’affaire d’environ 1200 millions d’euros donc un déficit de TVA de 66 millions d’euros.
- Qui compense ce déficit de TVA ? Les entreprises loyales.
- Même si ces données sont indicatives ce sont des chiffres qui expliquent pour partie le déficit de modernisation de la filière ‘PRODUCTEURS DE BOIS BUCHES’ : beaucoup sont très inquiets de cette concurrence déloyale et hésitent à s’équiper avec des matériels performants donc chers en oubliant de raisonner ‘retours sur investissement’.
- Dans certaines régions très boisées j’ai été informé que même les gendarmes s’approvisionneraient parfois ‘au noir’.
- Informé de ce fait lors d’une visite de contrôle effectuée dans l’entreprise lésée par l’inspection du travail, la réponse a été claire : sans dénonciation nominative leur administration ne peut intervenir.
- Il suffisait pourtant de contrôler ‘certains travailleurs’ dans les bois alentours au même titre que les entrepreneurs déclarés et n’en pouvant mais sauf à prendre un fusil!
- Ces bois sont pourtant transportés et livrés ?! Souvent- à des heures ou, bien sur, on dort encore surtout ceux qui sont chargés de contrôler à des heures ou les oiseaux ont disparus.
- Parfois, seul la ‘surcharge’ passe à l’as ! Allez donc contrôler !
- Les services concernés auraient plus de réussite si le bois de chauffage était vendu au poids plutôt qu’au stère…
- L’obligation de vendre au poids et à la siccité serait la mesure radicale et imparable.
- L’obligation de produire un certificat de bonne livraison pendant 5 ans à ceux – nombreux- qui bénéficient de primes pour investissement à l’achat d’appareils de chauffage à énergie renouvelable, soumis à obligation d’un rendement de plus de 70% en oubliant de signaler ‘sous réserve d’un combustible sec à moins de 22%, donc polluant la plupart du temps et crachotant des rendements inférieurs – serait aussi une bonne mesure réclamée depuis longtemps par la profession syndiquée …donc quasi inaudible car combien sont ils réellement ?!
- Il arrive aussi que certains chauffeurs livrent leur production en surcharge d’une livraison officielle : pour les amis des amis !
- A 32/36 € le stère (et oui ça arrive !) c’est pour eux tout bénéfice café ou apéritif compris.
- Ce commerce est souvent accepté avec la bénédiction de gens bien pensants et souvent fortunés, par exemple : l’ONF vendeur de bois en régie bord de route, par soumission cachetée …à des entrepreneurs qui ne sont pas toujours surveillés quant à l’art et la manière de façonner par exemple les têtes de chênes qui disparaissent sans laisser d’adresses.
- Propriétaires privés ou communes forestières se souciant peu de la destination des bois vendus, par affouage nominatif (droit datant du 12 ème siècle !) et… destinations diverses…car le bénéficiaire n’est pas toujours le consommateur !
- AFFOUAGE : Les conseils municipaux de nombreuses communes forestières accordent à leurs habitants la possibilité de se procurer le bois nécessaire à leur chauffage domestique en le prélevant dans la forêt communale : c'est l’affouage.(Voir le mot sur Internet)
- Il est de notoriété publique que les ‘bénéficiaires’ de droit d’affouage (grand Est)/troc parfois leurs droits contre une poule ou un canard malgré un contrat dont les termes d’utilisation strictement personnels font bien rire sauf certain…qui rient jaune mais n’osent pas s’opposer sous crainte d’être rejetés par la communauté.
- Les producteurs de bois bûches du dimanche, bénéficiaires des RTT et j’en passe, consomment pourtant des tronçonneuses et du carburant ?
- Ils leur arrivent certainement d’avoir des accidents …pris en charge par la sécurité sociale sans payer les diverses retenues correspondantes, voir pénalisants le taux d’accidents du travail de certaines entreprises forestières couvrant parfois leurs employés ?
- Radio ‘bout de bois’ dit qu’ils se fatiguent pour leur compte et …se reposent ensuite à leurs postes de travail officiels. La rumeur public n’est pas toujours qu’une rumeur…
- Beaucoup se sont plus ou moins équipés comme des pros : pourquoi se fatiguer mal à propos ?
- Achats de matériels d’occasion dans des conditions difficiles à contrôler quoique voir un chômeur se promener avec un tracteur attelé d’une fendeuse et revenir avec une remorque …
- A ce jeu à cases multiples tout le monde à l’air d’y trouver son compte…
Sauf le producteur de bois bûches patenté installé dans une région forestière – et ils sont nombreux- se trouvant ainsi confronté à des problèmes auxquels il ne peut, souvent, répondre qu’en baissant, voir alignant ses prix sur cette concurrence déloyale reconnue, tolérée, sinon supportée !
L’acheteur ? Ca l’amuse de négocier le prix que lui annonce un type en guenille alors qu’il donnera tout autant ‘par charité’ : c’est devenu un sport national : social débridé contre patrons qui s’en foute plein les poches ! De quels patrons parle-t-on ? On mégote 3 € su stère à un forçat de la forêt, pour se chauffer ET TRICHER et on grille 7 € pour aller au cinéma sans discuter, sans parler des extras.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.gfservices.fr
 
BOIS DE CHAUFFAGE: LE TRAVAIL ILLEGAL
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» faire sont bois de chauffage sois même
» Chauffage à l'huile... versus chauffage au bois... on pense mettre un poele au bois..... besoin d'aide
» retour au travail....
» Applewood, la pomme... et le bois.
» [Résolu] Je ne voit plus mes lecteur dans mon poste de travail!!!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
BLOG GRINDESEL :: BOIS DE CHAUFFAGE :: Tribune libre-
Sauter vers: